Programme de l’Atelier lecture 2022-2023

Voici le programme de lecture que nous avons choisi pour la prochaine saison 2022 – 2023.

Bonnes lectures !

  • 25.08.22 : Le chat qui voulait sauver les livres – Sosuke Natsukawa
  • 15.09.22 : L’anomalie – Hervé Le Tellier
  • 06.10.22 : Chanson douce – Leila Slimani
  • 03.11.22 : Code 612 Qui a tué le Petit Prince ? – Michel Bussi
                     Les abeilles grises – Andrei Kourkov
  • 08.12.22 : La plus secrète mémoire des hommes – Mohamed Mbougar Sarr
  • 12.01.23 : J’ai couru vers le Nil – Alaa Al-Aswany
  • 09.02.23 : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en a qu’une – Raphaëlle Giordano
  • 09.03.23 : Les Mots immigrés – Erik Orsenna
                     Le cartographe des Indes boréales – Olivier Truc
  • 30.03.23 : En censurant un roman d’amour iranien – Shahriar Mandanipour
  • 27.04.23 : Choix des livres de la saison 2023-2024
  • 04.05.23 : La porte des larmes – Abraham Verghese

Détail du programme

Jeudi 25 Août 2022 – 17h00 →18h30 :

Le chat qui voulait sauver les livresSosuke Natsukawa (Marie-Noelle) 248p

Une ode merveilleuse à la lecture et à l’imagination faisant écho au Petit Prince…
Rintarô Natsuki, lycéen flegmatique, est sur le point de fermer la librairie héritée de son grand-père quand il reçoit une visite inattendue. Au milieu des livres, il découvre un gros chat brun tigré, un chat qui parle ! Et ce félin exprime une requête plutôt inhabituelle : il demande – ou plutôt exige – l’aide de l’adolescent pour aller sauver des livres.
Le monde serait en effet peuplé de livres solitaires, non lus et mal aimés que le chat et Rintarô se doivent de libérer de leurs propriétaires négligents.
Le duo atypique se lance alors dans une quête périlleuse au cœur de labyrinthes extraordinaires…

Jeudi 15 Septembre 2022 – 17h00 →18h30 :

L’anomalieHervé Le Tellier  Goncourt 2020 (Hélène) 416p

« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension. »
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris – New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, ‘L’Anomalie’ explore cette part de nous-même qui nous échappe.

Jeudi 6 Octobre 2022 – 17h00 →18h30 :

Chanson douceLeila Slimani Goncourt 2016 (Hélène) 256p

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture.
Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Jeudi 3 Novembre 2022 – 17h00 →18h30 :

Code 612 Qui a tué le Petit Prince ?Michel Bussi (Sophie) 235p

« Qui mieux que Michel Bussi pour imaginer une enquête passionnante sur le mystère et les ombres du Petit Prince et de son créateur Saint-Exupéry ? Roman à clé, jeu de piste, hommage, Code 612 Qui a tué le Petit Prince? célèbre les 75 ans du Petit Prince. Un livre indispensable pour les amoureux du conte et de son auteur.
Avec la signature Bussi : ludique, poétique, surprenante. »

« Il est le livre le plus traduit au monde, après la Bible, et l’un des plus vendus, conte étrange et fascinant.
Il est l’incarnation universelle de l’enfance, petit garçon blond, mordu mortellement par un serpent…
Mais la vérité est-elle aussi simple ? S’est-on vraiment déjà posé la question :  » Qui a tué le Petit Prince ?  » Saint-Exupéry n’aurait-il pas dissimulé l’identité de l’assassin dans son roman, lui dont la mort, quelques mois après la parution de son livre, reste tout aussi mystérieuse ?
Code 612. Qui a tué le Petit Prince ? passe en revue hypothèses, coupables et mobiles, pour enfin révéler la vérité stupéfiante sur le secret de Saint-Exupéry, et de son double de papier.
Si vous décidez de la croire… »

Les abeilles grisesAndrei Kourkov (Marie de B) 400p

Dans un petit village abandonné de la « zone grise », coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte :
Sergueïtch et Pachka. Ennemis d’enfance, désormais seuls habitants de ce no man’s land, ils sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer. Et cela, malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Sergueïtch sympathise avec un soldat ukrainien qui lui rend des visites furtives ; Pachka fréquente en cachette ses « protecteurs russes » pour se procurer des denrées alimentaires.
Leurs conditions de vie sont rudimentaires : charbon pour se chauffer, conserves pour se nourrir, bougies récupérées dans une église détruite pour s’éclairer. Les journées monotones de Sergueïtch sont cependant animées de rêves visionnaires et de souvenirs. Ce qui lui importe avant tout, ce sont ses abeilles. Apiculteur dévoué, il croit en leur pouvoir bénéfique qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances de « thérapie curative ». Alors que l’hiver les abeilles demeurent dans sa grange, à l’abri du froid et des bombardements, il décide, le printemps venu, de leur chercher un endroit plus calme. Ses six ruches chargées sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l’aventure. Mais même au cœur des douces prairies fleuries de l’Ukraine de l’ouest et le silence des montagnes de Crimée, le grand frère russe est là, qui surveille…

Jeudi 8 Décembre 2022 – 17h00 →18h30 :

La plus secrète mémoire des hommesMohamed Mbougar Sarr (Marie Noëlle) 448p

Un magistral roman d’apprentissage, une saisissante enquête sur les traces d’un mystérieux auteur menée par un jeune écrivain africain à Paris En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le Labyrinthe de l’inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de  » Rimbaud nègre « , depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s’engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T. C. Elimane, où il affronte les grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l’Argentine, quelle vérité l’attend au centre de ce labyrinthe ? Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l’accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s’observent, discutent, boivent, font beaucoup l’amour, et s’interrogent sur la nécessité de la création à partir de l’exil. Il va surtout s’attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda… D’une perpétuelle inventivité, La plus secrète mémoire des hommes est un roman étourdissant, dominé par l’exigence du choix entre l’écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d’amour à la littérature et à son pouvoir intemporel.

Mohamed Mbougar Sarr, né en 1990 au Sénégal, travaille actuellement à une thèse de doctorat à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Son premier roman, Terre ceinte (Présence africaine, 2015), a reçu le prix Ahmadou-Kourouma, puis le Grand Prix du roman métis de Saint-Denis-de-la-Réunion. Il a ensuite publié Silence du choeur (Présence africaine, 2017, Prix Littérature-Monde – Etonnants Voyageurs 2018) et De purs hommes (Philippe Rey, 2018).

Jeudi 12 Janvier 2023 – 17h00 →18h30 :

J’ai couru vers le NilAlaa Al-Aswany (Marie) 512p

Roman traduit de l’arabe (Egypte) par Gilles Gauthier. À travers les péripéties politiques et intimes d’une palette de personnages tous liés les uns aux autres, du chauffeur au haut gradé, de la domestique musulmane au bourgeois copte, El Aswany livre le roman de la révolution égyptienne, une mosaïque de voix dissidentes ou fidèles au régime, de lâchetés ordinaires et d’engagements héroïques.
Plus d’infos ici : https://www.franceculture.fr/oeuvre/jai-couru-vers-le-nil-0
Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fils d’un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d’État, qui a des yeux partout, notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d’une rencontre inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane, qu’il s’agisse de mode ou de mœurs sexuelles.
Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne. À ce jour, ce roman est interdit de publication en Égypte.
Né en 1957 dans la vallée du Nil, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste au Caire, en parallèle d’une carrière de chroniqueur et de romancier traduit dans le monde entier. Après le célèbre Immeuble Yacoubian, porté à l’écran par Marwan Hamed, paru en 2006, Actes Sud a publié Chicago (2007), J’aurais voulu être égyptien (2009), Chroniques de la révolution égyptienne (2011) et Automobile Club d’Égypte (2014).

Jeudi 9 Février 2023 – 17h00 →18h30 :

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en a qu’uneRaphaëlle Giordano (Claire) 256p

–  » Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.
– Une quoi ?  »

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves…

» Un roman tendre, drôle et divertissant qui pourra vous aider à prendre votre envol pour une nouvelle vie. À lire au plus vite car on n’en a qu’une !  » Christophe Mangelle – Metronews

Jeudi 9 Mars 2023 – 17h00 →18h30 :

Les Mots immigrésErik Orsenna-Bernard Cerquiglini (Hélène) 120p

À l’heure où revient le débat sur l’identité, avec des opinons opposées de plus en en plus violentes, Erik Orsenna a voulu, par la voie du conte commencée avec sa Grammaire est une chanson douce, raconter l’histoire de la langue française. Pour une telle ambition, le savoir lui manquait. Bernard Cerquiglini, l’un de nos plus grands linguistes et son ami de longue date, a bien voulu lui apporter ses lumières aussi incontestées que malicieuses.

Et nous voilà partis, deux millénaires en arrière, chez nos ancêtres les Gaulois dont les mots sont bientôt mêlés de latin, puis de germain. Avant l’arrivée de mots arabes, italiens, anglais… Un métissage permanent où chaque langue s’enrichit d’apports mutuels.

Jusqu’à ce que déferle une vague de vocables dominateurs nés de la mondialisation économique et inventés pour son service. Ce globish aura-t-il raison de la diversité linguistique, aussi nécessaire à nos vies que cette biodiversité dont nous avons appris à reconnaître l’importance capitale, et la fragilité ? Et si les mots immigrés, c’est à dire la quasi-totalité des mots de notre langue, s’ils décidaient de se mettre un beau jour en grève ? Ce jour-là, les apôtres de cette illusoire pureté nationale deviendraient muets. Il n’est pas interdit d’en rêver…

Le cartographe des Indes boréalesOlivier Truc (Daniel) 640p

Dans le genre Fiction historique, Romance historique, Récit d’aventure

Stockholm, 1628.
Alors que le magnifique Vasa s’enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d’une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ?
Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu.
Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d’argent pour financer leurs guerres tandis que des pasteurs fanatiques convertissent les Lapons par la force.
Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d’une femme qui l’a toujours aimé.
Un extraordinaire roman d’aventures, porté par un héros courageux, dans l’Europe tourmentée des guerres de religion et de l’Inquisition. On embarque sans hésiter pour le Grand Nord du monde.

Ce roman, de part la qualité de ses sources historiques concernant la colonisation de la Laponie par les évangélistes luthériens suédois est incontournable pour toute personne désirant en savoir plus sur le peuple autochtone des samis.

Jeudi 30 Mars 2023 – 17h00 →18h30 :

En censurant un roman d’amour iranienShahriar Mandanipour (Claire) 448p

Téhéran, de nos jours. Comment un garçon et une fille peuvent-ils se rencontrer et vivre une histoire d’amour alors que la République islamique a instauré une rigoureuse séparation des sexes ? Comment publier un roman d’amour, alors que l’impitoyable censeur pourchasse la moindre allusion érotique ? Sara et Dara s’aiment par messages codés inscrits dans des livres empruntés à la bibliothèque, par téléphone ou par ordinateur interposé et au cours de promenades dans les rues en jouant à cache-cache avec les oppresseurs.
Avec un humour irrésistible, seule arme efficace face à la censure, et un recours immodéré à l’autodérision, Shahriar Mandanipour rédige sous nos yeux un poignant roman d’amour à la fois réaliste et fantastique, placé sous l’égide des grands poètes persans, des écrivains et des cinéastes occidentaux.
Loufoque et bouleversant, jubilatoire et tragique, En censurant un roman d’amour iranien réconcilie de façon magistrale Le Procès de Kafka, La Ferme des animaux d’Orwell, et les contes des Mille et Une Nuits.

L’œuvre de Shahriar Mandanipour a été récompensée en Iran bien que la censure ait interdit la publication de ses romans entre 1992 et 1997. Depuis 2006, il vit aux États-Unis où il enseigne à Harvard.

Jeudi 27 Avril 2023 – 17h00 →18h30 :

Réunion de sélection du programme de lecture 2023 – 2024

Jeudi 4 mai 2023 – 17h00 →18h30 :

La porte des larmesAbraham Verghese (Ioulia) 764p

Nés de l’union secrète d’une ravissante religieuse indienne et d’un chirurgien britannique en poste à Addis-Abeba, les jumeaux Marion et Shiva sont livrés à eux-mêmes après la mort en couches de leur mère et la disparition de leur père. Adoptés par un couple de médecins, ils passent une enfance heureuse, unis comme les doigts de la main. Les deux frères atteignent l’âge adulte alors que la révolution couve en Ethiopie. C’est cependant l’amour – leur amour pour une même femme – et non la politique qui va les déchirer, forçant Marion, fraîchement diplômé de médecine, à fuir sa patrie pour l’Amérique. Mais, rattrapé par le passé qui menace de le détruire, le jeune homme doit remettre sa vie entre les mains des deux hommes en qui il pensait avoir le moins confiance : le père qui l’a abandonné, et le frère qui l’a trahi. Roman épique traversant continents et générations, La Porte des larmes est une inoubliable histoire d’amour et de trahison, de compassion et de rédemption, d’exil et d’appartenance, qui se déploie sur cinq décennies et fait halte en Inde, en Ethiopie et aux Etats-Unis.

 

Atelier lecture du 5 mai 🗓

Vous êtes cordialement invité au prochain Atelier lecture des « francophones d’Helsinki »,

 le jeudi 5 mai à partir de 17h00, heure d’Helsinki

Pour participer, vous n’aurez qu’à cliquer jeudi 5 à 17h00 sur ce lien. Il mettra tous les participants en relation vidéo via l’application Skype.

Au programme de cet atelier, Sérotonine, le 7ème roman de Michel Houellebecq qui est paru en janvier 2019, 352 pages.

« Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour », écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman – son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue. Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.

Pour permettre de valider votre accès à la réunion, n’oubliez pas de remplir le formulaire ci-dessous.

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Rappel : proposez vos romans préférés ! 🗓

Bonjour à tous !

Il ne vous reste plus que trois jours avant la réunion de sélection de notre club de lecture pour proposer vos romans préférés, ceux que vous souhaitez nous faire découvrir à partir d’août 2022 !

La réunion se fera avec Zoom. Cliquez sur ce lien le :

 jeudi 28 avril à partir de 17h (Helsinki).

La participation au club de lecture est ouverte à tous. La possibilité de proposer des livres pour la saison 2022-2023 est ouverte à tous ceux qui s’engage à participer régulièrement à notre club de lecture dans la mesure de leur disponibilité.

Vous pouvez présenter plusieurs livres, c’est même conseillé, pour que nous puissions choisir parmi eux les dix futurs romans de la saison. Mais vous devez les avoir impérativement déjà lus et… appréciés! Vous devrez nous donner pendant la réunion du jeudi 28, les éléments qui vous ont amené à nous les proposer afin de nous aider dans notre sélection collégiale.

Quelques critères restrictifs sont cependant imposés pour vos propositions :

  • œuvre récente (- de 10 ans) dont l’édition est encore disponible en librairie,
  • des romans de préférence, évitons les pamphlets et les essais trop clivants,
  • moins de 600 pages, 300 pages devrait être une honnête moyenne

Vos propositions de romans doivent être faites dans les commentaires de cet article.  Vous indiquerez le titre de l’ouvrage, son auteur et ajouterez la quatrième de couverture ou un commentaire personnel afin de nous présenter le livre .

Pour participer à la réunion, inscrivez-vous préalablement sur le formulaire ci-dessous. Si vous ne pouvez pas faire vos propositions de livres en commentaire de cet article (vous n’êtes pas enregistré sur le blog) précisez-le dans le commentaire facultatif de ce formulaire.

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Premier atelier lecture de l’année – Vendredi 14.01.2022 🗓

Bonne année 2022 à tous les francophones !

En espérant que la situation s’améliore cette année et que nous puissions toutes et tous enfin nous retrouver en présentiel pour partager les activités que nous aimons.

En attendant cette évolution que nous espérons la plus proche possible, le prochain atelier lecture sera virtuel et nous utiliserons notre salon permanent de l’application Discord. Prévenez-nous de votre présence en remplissant le formulaire en bas de la page.

le vendredi 14 janvier 2022 à partir de 10h00 (Helsinki)

BettýArnaldur Indridason

Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister… Ensuite, que s’est-il passé ? Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J’aurais dû voir les signaux de danger. J’aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J’aurais dû… J’aurais dû… J’aurais dû…

Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse. La police ne cherche pas d’autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable.
Un roman noir écrit avant la série qui fit connaître le commissaire Erlendur.

Le meunier hurlantArto Paasilinna

Ulvova mylläri – 1981, 8ème roman des 35 écrits par l’auteur, traduit par Anne Colin du Terrail sous le titre Le Meunier hurlant en 1991, 288 pages.

Un petit village du nord de la Finlande, peu après la guerre, voit arriver un inconnu qui rachète et remet en marche le vieux moulin. D’abord bien accueilli, le nouveau meunier Gunnar Huttunen a malheureusement un défaut : à la moindre contrariété, il se réfugie dans les bois pour hurler à la lune, empêchant les villageois de dormir. Ces derniers n’ont dès lors qu’une idée, l’envoyer à l’asile.

Mais Huttunen, soutenu par la conseillère rurale Sanelma Käyrämö, est bien décidé à se battre pour défendre sa liberté.

Consignes pour se connecter

Si vous êtes déjà membre du salon Discord de l’atelier lecture des francophones d’Helsinki, vous n’aurez vendredi 14 janvier qu’à vous connecter sur le serveur virtuel des francophones et aller sur le salon Atelier lecture à partir de 10h00.

Pour ceux qui n’ont pas encore fait la démarche, vous devez au préalable vous inscrire sur Discord et créer votre profil. Notez votre pseudo complet avec son tag à quatre chiffres (pseudo#1234). Copiez-le dans le formulaire d’inscription ci-dessous et indiquez-nous votre adresse email.

Ensuite vous aurez le choix de télécharger Discord ou bien de vous y connecter directement via votre navigateur. Quelle que soit la solution choisie, vous devrez autoriser l’application à accéder aux fichiers audio et vidéo de votre appareil.

Nous ferons parvenir par email aux nouveaux inscrits la démarche à suivre.

À vendredi !

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Le détroit du loup d’Olivier Truc – Atelier lecture du 5 novembre 🗓

Rappel

Notre prochain atelier lecture  aura lieu le :

Vendredi 5 novembre à partir de 10h00,
heure d’Helsinki.

« Le détroit du loup », le deuxième roman policier d’Olivier Truc de la quadrilogie consacrée à police de rennes, sera le thème de notre atelier.

Nous aurons la chance d’avoir Olivier Truc en liaison vidéo (j’attend la dernière confirmation de l’auteur) pour discuter du détroit du loup, de ses autres romans dont le dernier de la série de la police des rennes, « les chiens de Pasvik » qui vient d’être publié, de son métier d’auteur, de ses sources d’information et d’inspiration et de tout sujet en rapport avec ses romans.

Si vous souhaitez écrire par avance vos questions afin que nous les regroupions, cliquez sur le lien suivant. (login nécessaire)

Pour cause de pandémie, l’atelier se poursuivra via l’application Zoom pour cette fois-ci et non pas avec Discord qui demande d’être préinscrit. Le lien Zoom sera envoyé à tous ceux qui se seront inscrits via le formulaire ci-dessous.

Inscrivez-vous rapidement, même si vous n’avez pas lu le détroit du loup. Un auteur Français, journaliste pour Libération et Le Monde et vivant en Scandinavie depuis de nombreuses années a forcement un regard sur les pays du Nord et ses habitants qui nous intéresse particulièrement.

Les différents thèmes abordés dans les quatre romans de la série de la police des rennes en sont un bon exemple. 😉

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Olivier Truc et « Le détroit du Loup »

Olivier Truc est un auteur de romans, notamment policiers, dont nous avions déjà présenté « Le dernier lapon » à l’atelier lecture du 9 décembre 2016 et nous l’avions tous aimé. J’ai lu en suivant « le détroit du loup » et un peu plus tard « la montagne rouge ». Je fonctionne en général comme cela, si un auteur me plait, j’essaye de lire tout ce qu’il a écrit.

Source Culture Contact, Mots & Merveilles

J’avoue avoir beaucoup apprécié la qualité des sources de ses romans, son origine de journaliste étant pour moi un avantage. Comme ceux qui me connaissent le savent, je suis plus scientifique que littéraire et cela m’énerve énormément de trouver des incohérences fatales dans les romans que je lis. C’est un peu ma caractéristique dans notre club de lecture 😉. Si je tilte rapidement, je ne peux plus être à l’intérieur du récit et je deviens vite un spectateur très critique, la magie du livre ayant disparu.

C’est donc avec à la fois surprise et joie que j’ai découvert qu’Olivier Truc passait le samedi 14 août dédicacer son dernier roman, « Les chiens de Pasvik » à l’inauguration de la nouvelle librairie-café « Mots et merveilles » de Gignac. Gignac est une commune française de six mille habitants située dans le département de l’Hérault, dans la vallée du fleuve éponyme, à la fois proche de Montpellier et du causse du Larzac. J’y réside en ce moment.

Source Culture Contact, Mots & Merveilles

Samedi 14 août, 11 heure, jour du marché sur l’esplanade de Gignac, les gens s’installent sur les chaises de la terrasse de la librairie-café, dans la zone réservée aux possesseurs du pass sanitaire, mesure anti-Covid oblige, les autres restant debout à l’extérieur 😉 . Une cinquantaine de personnes sont en attente de l’auteur, moitié en zone protégée, moitié autour 🙂

Source Culture Contact, Mots & Merveilles

Et Olivier Truc se présente, présente ses romans et bien sûr son dernier, « les chiens de Pasvik ». Plutôt que de vous écrire une prose plus ou moins pompée sur l’excellent article de Michel Ernesty, le correspondant du journal du sud de la France « Midi Libre » à Gignac, je lui ai demandé l’autorisation de le reproduire, ce qu’il a sympathiquement accepté. Voici la copie de l’article paru dans le journal et relatant l’événement.

Olivier Truc, journaliste et romancier en dédicace

Samedi 14 août, les Gignacois on a eu le plaisir, à l’inauguration officielle de la librairie Mots et merveilles, animé par Delphine Vinck et Alexandre Poirier, sur l’esplanade, le découvrir l’écrivain Olivier Truc venu présenter ses livres et particulièrement le dernier les chiens de Pasvik. Sans doute en écrivant le dernier lapon, Olivier truc ne savait-il pas qu’il serait le premier d’une série successive de romans. Né à Dax d’un père montpelliérain, il vit depuis plus de 25 ans en Scandinavie pour avoir été séduit par le charme d’une belle Suédoise alors que, reporter, il souhaitait s’installer à Beyrouth comme correspondant pour suivre les conflits armés. Il a gardé une base en France, à Murviel les Montpellier, où il réside quand il revient au pays.

De ses débuts, il garde le souvenir de ses premières armes de journaliste à Midi Libre quand le siège était encore en centre-ville. Sa vie va s’ancrer ensuite dans des pays aux cultures totalement différentes des nôtres, il affrontera le Grand Nord, la Norvège, la Finlande, Laponie… avec les aurores boréales, les élevages de rennes et leurs problématiques de droit à la terre, entre éleveurs et nomades.

source Michel Ernesty  Midi Libre

Dans ses « polars » (comme il le dit), on retrouve deux personnages centraux, Nina et Klemet, qui nous font découvrir le Grand Nord et la Laponie au fil de leurs enquêtes dans un style moderne, mâtiné de descriptions poétiques, dans lesquels le verbe, les mots et l’écriture mettre en exergue l’authenticité de ces horizons entre blancheur hivernale et aurores boréales.

Source Culture Contact, Mots & Merveilles

Il y a aussi ce livre central la cartographie des Indes boréales, roman historique qui en fait est le lien incontournable de ses intrigues alors qu’il se passe à l’époque de Richelieu, dont Izko le héros est l’espion. L’imposteur, lui non plus, n’est pas un policier. Il raconte l’histoire vraie d’un imposteur qui abusera les services secrets de plusieurs pays et même les Russes, s’inventant une vie qu’il n’a jamais vécue.

Toujours reporter dans l’âme

Toujours journaliste et reporter dans l’âme, Olivier truc ne se satisfait pas d’à-peu-près quand il s’agit d’informer. Son credo : « Rigueur et contrôle de l’information ». Quand il endosse l’habit du romancier il s’offre la liberté des déductions. Il dira dans son exposé face à de nombreuses personnes venues faire signer l’un de ses livres : « Le journaliste en moi relate des faits dans l’actualité, le romancier dans mes livres tire des conclusions et s’autorise des opinions ».

Correspondant Midi libre, agence de Montpellier
Michel Ernesty, +33 7 77 95 48 94, michelernesty@hotmail.com.

source Éditions Métailié

Comme j’avais acheté le livre à la librairie, j’en ai profité à la fin de la présentation pour demander à Olivier Truc de me dédicacer son roman. Depuis que j’étais informé de sa venue à Gignac, j’avais déjà une idée en tête : lui demander de participer en virtuel à notre prochain atelier lecture consacré à son roman « Le détroit du loup ».

Je me suis présenté le premier aux dédicaces, lui ai expliqué rapidement mon souhait – il y avait du monde derrière moi – et laissé mon adresse email. J’ai reçu rapidement la sienne en retour ! Je lui ai expliqué qui nous étions, comment fonctionnait notre atelier lecture et je lui ai proposé de choisir le vendredi qu’il lui convenait parmi les dates prévues, avec son roman seul au programme ce jour là.

Olivier Truc m’a répondu avant-hier qu’il était disponible pour le 5 novembre ! Le temps d’avoir l’accord de Michel Ernesty pour copier son article et du groupe pour déplacer la date de certains des romans, vous avez maintenant l’info ! 🙂

Vendredi 5 novembre, 10h00 (Helsinki) : « Le détroit du Loup » avec la présence virtuelle d’Olivier Truc !
  • « Sérotonine » de Michel Houellebecq est reporté au vendredi 6 mai 2022
  • « Le Meunier hurlant » de Arto Paasilinna est avancé au vendredi 14 janvier

Notez bien les changements 😉

Atelier lecture du vendredi 27 août 🗓

Fille de l’eau, Emmi Itaranta – L’humanité disparaîtra, bon débarras !, Yves Paccalet

ATTENTION

L’atelier lecture du 20 août est reporté
au vendredi 27 août à 10h

Le programme reste inchangé avec « Fille de l’eau » de Emmi Itäranta et « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! » d’Yves Paccalet.

La réunion sera virtuelle pour limiter les risques Covid et nous utiliserons un salon de l’application Discord. Ils sont permanents et sans limitation de temps, contrairement à Zoom.

Vous devez au préalable vous inscrire sur Discord et créer votre profil. Notez votre pseudo complet avec son tag à quatre chiffres (pseudo#1234) qui vous sera attribué. Si vous avez un doute, allez dans votre profil.

Ensuite, télécharger l’application sur votre ordinateur ou votre téléphone est la solution la meilleure en terme de qualité, mais vous pouvez également vous connecter en direct via votre navigateur. Attention, certains navigateurs bloquent vidéo et audio suivant leurs configurations.

Si vous télécharger l’appli, vous devez impérativement autoriser Discord à accéder aux fichiers audio et vidéo sous peine de non-fonctionnement.

Vous connecter ou télécharger Discord.

Pour pouvoir accéder au salon virtuel « Atelier lecture » des francophones d’Helsinki, il faut que vous deveniez « ami » du créateur du serveur Discord francophones d’Helsinki, votre serviteur 😉

Pour cela vous devez m’indiquer le nom d’utilisateur Discord complet avec son tag à 4 chiffres (du genre : pseudo#1234). Vous recevrez d’abord une invitation à devenir mon « ami » et, une fois acceptée, je vous inscrirais sur le serveur Discord des francophones d’Helsinki.

Inscrit, vous pourrez accéder à tous les tchats et notamment au salon audio-vidéo « Atelier lecture » en cliquant dessus. Cliquez ensuite sur le bouton « rejoindre un salon vocal » pour parler avec ceux qui sont présents ou directement sur l’icone de la caméra pour rejoindre le salon en mode vidéo. Vous pouvez passer du mode vocal au mode vidéo en cliquant sur l’icone caméra et vice versa.

Comme ce sera une nouvelle application pour certain(e)s d’entre nous, il peut y avoir des « flottements » à la première utilisation. Si vous avez des ados à la maison, ils peuvent vous y aider, il y a de grandes chances qu’ils aient déjà utilisé Discord qui est une appli de gamers à l’origine 😉 .

Je vous propose de vous y inscrire dès maintenant, même si vous n’avez pas lu les livres au programme du mois d’août, ne serait-ce que pour vous roder avec ce nouvel outil de la saison à venir et pour avoir le plaisir de se retrouver ensemble après ces grandes vacances particulières. Précisez votre présence ou absence.

À vendredi 27 😉

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Atelier lecture du vendredi 20 août 🗓

Vendredi 20 août – 10h00 (Helsinki)

Reporté au 27 août

Fille de l’eau de Emmi Itäranta est l’un des deux livres au programme de cette première session de l’atelier lecture de la nouvelle saison 2021 – 2022.

Paru en 2012, c’est un roman d’anticipation se déroulant en Laponie au siècle suivant.

La montée des eaux a envahi le sud de la Finlande, un grand pays asiatique domine la Laponie, la Suède et la Norvège ne sont plus habitables, les humains manquent cruellement d’eau douce.

Etrangement, le roman, traduit dans de nombreuses langues a été publié en France dans la catégorie jeunesse, ce qui n’est le cas dans aucun autre pays.
Il s’agit d’une dystopie qui permet d’éprouver une réelle empathie pour ceux qui souffrent déjà de pénuries en tout genre et/ou qui vivent dans une dictature.

Emmi Itäranta, la quarantaine, écrit ses livres au charme hypnotique en finnois et en anglais. Elle vit actuellement en Angleterre et manie le finnois avec un art inouï. Son héroïne principale est une très jeune femme, dernière d’une lignée de maîtres de thé – lien inattendu et bienvenu avec nos lectures japonaises. Et attention : l’intrigue pourrait vous captiver et vous inciter à lire plus que de raison.

L’auteure a déjà publié deux romans depuis Fille de l’eau. Espérons que le dernier, traitant de l’avenir de l’humanité … sans oublier la Laponie, sera bientôt traduit en français.

L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! d’Yves Paccalet est Le second livre au programme du vendredi 20 août.

L’espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement.

Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l’Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus. ) sont négligées ou méprisées ? D’où vient cette folie suicidaire ? De ce que l’homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle, territoriale et hiérarchique.

Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même. Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l’air et de l’eau, nouvelles maladies. Tout cela sera très drôle. Et après ? Rien. La vie créera de nouvelles espèces jusqu’à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d’années.

Bonnes lectures !

Atelier lecture du 28 mai 🗓

Le prochain Atelier Lecture se déroulera chez vous via l’application Zoom

Vendredi 28 mai à partir de 10h (Helsinki)

Pour participer à l’atelier, cliquez à 10h sur ce lien. Il vous mettra en relation vidéo avec les participants via votre smartphone, tablette ou ordinateur.

Google Démocratie de David Angevin et Laurent Alexandre

2018. L’Europe, pénalisée par ses lois bioéthiques, est ruinée par une crise économique sans précédent. L’Etat providence est en faillite. Aux Etats-Unis et en Chine, la croissance est boostée par la science, qui enfonce toutes les barrières morales. Les femmes programment l’ADN de leurs futurs bébés, la génétique rend l’immortalité possible, l’humain 2.0 est sur des rails…

Tout commence le jour où, à grand renfort de théâtralisation médiatique, le fondateur de Google annonce l’avènement proche de la « singularité » : l’Intelligence Artificielle a tant appris de nous qu’elle devient sensible! Sensible au point de prendre en charge notre bonheur ?

Google Démocratie nous plonge dans un futur proche, théâtre d’une guerre d’influence décisive pour l’avenir de l’humanité. Google a un plan. Et les moyens de le mettre en œuvre. Sa domination ne fait que commencer…

Bonne lecture !

Prévenez-nous de votre future présence en remplissant ce formulaire. À vendredi !

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Programme de lecture 2021 -2022

Voici le programme de lecture que nous avons choisi pour la prochaine saison 2021 – 2022.

Bonnes lectures !

  • 27.08.21 : Fille de l’eau – Emmi Itäranta
                    L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! – Yves Paccalet
  • 17.09.21 : Kafka sur le rivage – Haruki Murakami
  • 08.10.21 : Mon chat Yugoslavia – Pajtim Statovci
  • 05.11.21 : Le détroit du Loup – Olivier Truc, qui sera présent avec nous en virtuel !
  • 10.12.21 : Tout ce qu’on ne te dira pas Mongo – Danny Laferrière
  • 14.01.22 : Bettý – Arnaldur Indridason
                    Le meunier hurlant – Arto Paasilinna
  • 11.02.22 : L’idiot – Dostoïevski
  • 11.03.22 : Thème : Vous aimez lire, quels livres et pourquoi ?
  • 08.04.22 : Les désorientés – Amin Maalouf
  • 06.05.22 : Sérotonine – Michel Houellebecq
  • 20.05.22 : Sélection des livres 2022 – 2023
  • 03.06.22 : La fosse commune – Henri Troyat

Détail du programme

Vendredi 20 aout 2021 :

Fille de l’eauEmmi Itäranta (Marie-Noelle)

Paru en 2012, roman d’anticipation se déroulant en Laponie au siècle suivant.

La montée des eaux a envahi le sud de la Finlande, un grand pays asiatique domine la Laponie, la Suède et la Norvège ne sont plus habitables, les humains manquent cruellement d’eau douce.

Etrangement, le roman, traduit dans de nombreuses langues a été publié en France dans la catégorie jeunesse, ce qui n’est le cas dans aucun autre pays.
Il s’agit d’une dystopie qui permet d’éprouver une réelle empathie pour ceux qui souffrent déjà de pénuries en tout genre et/ou qui vivent dans une dictature.

Emmi Itäranta, la quarantaine, écrit ses livres au charme hypnotique en finnois et en anglais. Elle vit actuellement en Angleterre et manie le finnois avec un art inouï. Son héroïne principale est une très jeune femme, dernière d’une lignée de maîtres de thé – lien inattendu et bienvenu avec nos lectures japonaises. Et attention : l’intrigue pourrait vous captiver et vous inciter à lire plus que de raison.

L’auteure a déjà publié 2 romans depuis Fille de l’eau. Espérons que le dernier, traitant de l’avenir de l’humanité … sans oublier la Laponie, sera bientôt traduit en français.

L’Humanité disparaîtra, bon débarras !Yves Paccalet (Helena)

L’espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement.

Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l’Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus. ) sont négligées ou méprisées ? D’où vient cette folie suicidaire ? De ce que l’homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle, territoriale et hiérarchique.

Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même. Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l’air et de l’eau, nouvelles maladies. Tout cela sera très drôle. Et après ? Rien. La vie créera de nouvelles espèces jusqu’à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d’années.

Vendredi 17 septembre 2021 :

Kafka sur le rivageHaruki Murakami (Dorothée)

Je lisais « Kafka sur le rivage » d’Haruki Murakami, quand une phrase de ma grand-mère me vint à l’esprit. S’enthousiasmant de la nature exubérante de la Côte basque, elle m’explique : « Ici, tu sais, il suffit de planter un morceau de bois dans la terre et bientôt tu as un arbre ou même une forêt ». La cervelle d’Haruki, c’est un peu pareil. On y plante un début d’idée et il en sort tellement de choses qu’un seul monde ne suffit plus.

Cette imagination hallucinante me plaît d’autant plus qu’elle est réaliste. Enfin, quand je dis « réaliste »… (dans « Kafka sur le rivage« , il pleut des poissons et Johnnie Walker est tueur de chats), disons que les éléments de ses romans sont connectés à notre réalité. Un peu comme la religion avec ses miracles, sa recherche d’idéaux et de sagesse et ses mondes parallèles.
Et dans la moelle des romans de Murakami, j’aperçois ce même fil rouge qui fait aussi vibrer les romans de Houellebecq. Les deux auteurs cherchent fondamentalement à expliquer l’amour. L’un est désespéré, car se rend compte que l’amour n’est forcément que charnel. L’autre, au contraire, est persuadé de l’existence de l’Amour transcendant.

Vendredi 8 octobre 2021 :

Mon chat YugoslaviaPajtim Statovci (Claire)

Dans la Yougoslavie des années 1980, en pleine campagne kosovare, une jeune fille est mariée à un garçon qu’elle connaît à peine. Emine fait de son mieux pour être une bonne épouse, mais la vie ne lui apporte qu’une série de déceptions. Elle donne naissance à quatre enfants.

Lorsque la guerre éclate, la famille d’Emine décide de fuir et choisit la Finlande comme destination de l’exil. Dans ce pays froid où les étrangers sont supposés accepter avec gratitude la place qu’on leur offre dans la société, leur intégration se passe mal et le quotidien d’Emine se dégrade.
De nos jours, Bekim est étudiant à Helsinki. Il fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer à la société finlandaise dans laquelle il a grandi, tout en essayant d’assumer son homosexualité.

Un jour, il rencontre un «chat» dans un bar gay, qui va très vite dominer ses nuits et son esprit, avant de se révéler être une nouvelle déception amoureuse. Bekim décide alors de partir en voyage jusqu’à ses racines, au Kosovo, où le cruel destin de sa famille a commencé.

Vendredi 5 novembre 2021 :

Le détroit du Loup Olivier Truc (Sophie)
L’auteur sera présent avec nous en virtuel !

Le printemps dans le Grand Nord, une lumière qui obsède, une ombre qui ne vous lâche plus. À Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique, tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes et la transhumance… Là, autour du détroit du Loup, des drames se nouent. Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident coûte la vie à un jeune éleveur. Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré. Et les morts étranges se succèdent.

En ville les héros sont les plongeurs de l’industrie pétrolière, trompe-la-mort et flambeurs, en particulier le jeune Nils Sormi, d’origine sami.
Klemet et Nina mènent l’enquête pour la police des rennes. Mais pour Nina une autre quête se joue, plus intime, plus dramatique. Elle l’entraîne à la recherche de ce père disparu dans son enfance. Une histoire sombre va émerger, dévoilant les contours d’une vengeance tissée au nom d’un code d’honneur implacable.

Après Le Dernier Lapon qui mettait pour la première fois en scène la police des rennes, Le Détroit du Loup, deuxième roman d’Olivier Truc, confirme ses talents de raconteur d’histoires et sa capacité à nous emmener sur des terrains insoupçonnés.

Vendredi 10 décembre 2021 :

Tout ce qu’on ne te dira pas MongoDanny Laferrière (Marie)

Un après-midi d’été, l’écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination. Mongo demande: comment faire pour s’insérer dans cette nouvelle société? Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot. C’est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d’un livre de Laferrière.

Au jeune Mongo, Laferrière raconte quarante années de vie. Une longue lettre d’amour au Québec.

Il faut rester vigilant. L’exil est la plus grande école de conduite. On devrait envoyer tous les enfants faire un stage à l’école de l’exil. À ce jour, seuls les damnés de la terre semblent bénéficier de ce cours magistral. Dans cette obligation d’observer attentivement l’autre, on se découvre parfois. En analysant ainsi chacun de ses gestes, cela prend un temps avant de voir qu’on était en face d’un miroir.
— Je risque de me perdre dans cette aventure.
— C’est le risque du voyage, Mongo.

Vendredi 14 janvier 2022 :

BettýArnaldur Indridason (Marie)

Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister… Ensuite, que s’est-il passé ? Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J’aurais dû voir les signaux de danger. J’aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J’aurais dû… J’aurais dû… J’aurais dû…

Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse. La police ne cherche pas d’autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable.
Un roman noir écrit avant la série qui fit connaître le commissaire Erlendur.

Le meunier hurlantArto Paasilinna (Daniel)

Ulvova mylläri – 1981, 8ème roman des 35 écrits par l’auteur, traduit par Anne Colin du Terrail sous le titre Le Meunier hurlant en 1991, 288 pages.

Un petit village du nord de la Finlande, peu après la guerre, voit arriver un inconnu qui rachète et remet en marche le vieux moulin. D’abord bien accueilli, le nouveau meunier Gunnar Huttunen a malheureusement un défaut : à la moindre contrariété, il se réfugie dans les bois pour hurler à la lune, empêchant les villageois de dormir. Ces derniers n’ont dès lors qu’une idée, l’envoyer à l’asile.

Mais Huttunen, soutenu par la conseillère rurale Sanelma Käyrämö, est bien décidé à se battre pour défendre sa liberté.

Vendredi 11 février 2022 :

L’idiotFiodor Dostoïevski (Marie-Noelle)

Mon premier livre de cet auteur. Pour moi, un chef-d’œuvre de 600 pages environ qui se lisent très vite.

Ce roman classique tient en haleine, subjugue par la beauté de son écriture, élève l’âme – son personnage principal est innocent mais intelligent, la bonté même … mais la bonté suffit-elle à ne pas faire le mal ? – et donne même un éclairage sur des idées sous-tendant encore le climat politique de la Russie d’aujourd’hui.

Je vous invite vivement à googler L’idiot, 4ème de couverture. Vous en trouverez de nombreuses et excellentes versions.

Jeudi 11 mars 2022 :

Chacun présentera un livre sur le thème choisi. (Sophie)

Thème : Vous aimez lire, quels livres et pourquoi ? Présentez le meilleur.

Mardi 8 avril 2022 :

Les désorientésA. Maalouf (Claire)

Cela fait vingt-cinq ans qu’Adam n’est pas retourné dans son pays natal. Vingt-cinq ans qu’il vit à Paris, où il est un historien reconnu.

Une nuit, il est réveillé par la sonnerie du téléphone. L’appel vient du pays où il est né et où il a grandi. L’un de ses plus proches amis de jeunesse est à l’agonie. Il s’appelle Mourad, et avant de mourir, il voudrait revoir Adam, avec lequel il est brouillé depuis toutes ces années.

Alors, sans réfléchir, Adam prend le premier avion. Après des décennies d’absence, le revoici au pays de ses origines, un pays d’Orient aux montagnes couleur de lait. Ce grand intellectuel qui avait choisi l’exil retrouve soudain les lieux et les gens qu’il avait quittés sans se retourner. Peu à peu, le passé refait surface. Adam se souvient de Naïm, de Bilal, d’Albert et de Ramez, il se souvient des nuits passées à débattre passionnément, il se souvient de la guerre.

Il s’installe chez la belle Sémiramis, et soudain, c’est l’heure du bilan. Que sont-ils tous devenus ? De l’islamiste « fréquentable » à l’ingénieur devenu moine, du magnat des affaires au politicien véreux, les amis de jeunesse ont suivi des voies différentes, et certains d’entre eux ont à présent les mains sales. Que faut-il préférer ? La pureté de l’exil ou l’engagement qui corrompt ? Le courage n’est pas toujours là où l’on croit…

L’amour et l’amitié, les idéaux et les compromissions, la politique, le désir, la trahison, c’est à tout cela qu’Adam se confronte au cours de ce voyage, avant de rencontrer son destin…

Vendredi 6 mai 2022 :

SérotonineMichel Houellebecq (Daniel)

7ème roman de l’auteur, paru début janvier 2019, 352 pages.

« Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour », écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman – son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue. Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.

Vendredi 20 mai 2022 :

Réunion pour décider du programme de lecture 2022 – 2023

Vendredi 3 juin 2022 :

La fosse commune – Henri Troyat

« La fosse commune », un recueil de neuf nouvelles publié en 1939 , alors que Henri Troyat n’avait publié que cinq romans dont « L’araigne qui lui valut le Goncourt en 1938…

  • « Les cobayes » : Un Docteur teste sur des cobayes des « remèdes » sensés modifier la personnalité de ses patients…
  • « La dame noire » : Elle ne craint pas la mort… et va jusqu’à la souhaiter. Sa seule crainte, franchir le pas …seule.
  • « le tandem » : On peut revenir de l’autre monde…
  • « Erratum » : Un statisticien, Laquelle, prévoit le décès des personnes de son entourage.
  • « L’assassin » : Des remords le poussent à tuer… un cadavre !
  • « L’étrange histoire de MR Breadborough » : Une étrange interview de l’ex Directeur du « Cercle des Chasseurs de Fantômes ».
  • « le vertige » : Mlle Pascal, une fonctionnaire zélée se monte la tête au sujet d’une exposition de tableaux…
  • « le rasuret » : Un lutin vient perturber le bivouac d’une compagnie de militaires à cheval.
  • « le ressac » : Jean Dupont calque sa personnalité sur celle que lui prête son entourage.

« La fosse commune », ou quand Troyat explore le surnaturel : un recueil où le bon côtoie le moins bon… ma préférée : « le vertige »… Et puis il y a ce style classique incomparable…

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