Quand sort la recluse

« Quand sort la recluse », roman policier de Fred Vargas sorti en 2017 et neuvième roman avec le commissaire Adamsberg vient d’être adapté en deux épisodes pour la TV. Le premier épisode sera au programme de France 2 ce mercredi 10 avril à 21:00 heure française, soit 22:00 en Finlande.

Début janvier nous avons eu l’occasion de lire et de discuter de « Pars vite et reviens tard » du même auteur et j’avoue avoir aimé le héro emblématique de Fred Vargas et ses acolytes au point de lire tous ses romans avec Adamsberg à ma disposition dans la foulée !

Je n’ai pas lu « Quand sort la recluse » et voici un commentaire dont j’ai trouvé le lien sur babelio qui m’encourage à regarder demain France 2 ! Ci-dessous le synopsis et la critique de Télé-Loisirs, ceux de Télérama avec TTT étant réservée depuis peu aux abonnés.. 🙁

SYNOPSIS

Trois vieillards sont morts à quelques mois d’intervalle, après une piqûre d’araignée, la loxosceles rufescens. Le petit monde des arachnophiles s’affole : la bestiole aurait peut-être muté après avoir ingéré trop de pesticides. L’hypothèse du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg est évidemment plus prosaïque : l’araignée ne cacherait-elle pas une série de meurtres ? Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête, au grand dam de son fidèle second, Adrien Danglard, pas vraiment convaincu.

CRITIQUES DE LA RÉDACTION (avec 3 ***)

« Une adaptation réussie du roman éponyme de Fred Vargas portée par de très bons comédiens et riche en répliques savoureuses. Jean-Hugues Anglade est toujours aussi à l’aise dans son rôle du commissaire Adamsberg. Et dans le rôle du lieutenant Retancourt, Corinne Masiero est aussi drôle que dans son personnage emblématique de capitaine Marleau ».

Jean-Hugues Anglade à déjà interprété le commissaire Adamsberg dans la série de téléfilms de la Collection Fred Vargas réalisée par Josée Dayan :

  • Sous les vents de Neptune (2008)
  • L’Homme aux cercles bleus (2009)
  • L’Homme à l’envers (2009)
  • Un lieu incertain (2010)

 

Atelier lecture du 12 avril 🗓 🗺

Bonjour à chacune et chacun !

Le temps s’est échappé à vive allure et Sylvie nous manque déjà. Mais nous espérons sa présence grâce à Skype pour le prochain atelier lecture du vendredi 12 avril prochain…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les prochains ateliers de la saison 2018-2019…

Nous parlerons d’« Harjunpää et le prêtre du mal », un roman policier écrit par Matti Yrjänä Joensuu en 2003. L’auteur est inspecteur divisionnaire à la brigade criminelle d’Helsinki comme son héros récurrent, Timo Harjunpää.

Son oeuvre riche et dense est composée d’une douzaine de romans policiers. Son personnage principal est dépressif et sans illusion sur la nature humaine, mais empreint d’humanité et de compassion.

« À Helsinki, prendre le métro devient de plus en plus dangereux. Quand on retrouve le cadavre d’un homme pris sous une rame, le premier réflexe des policiers est de penser à un suicide. Mais l’inspecteur principal Timo Harjunpää n’y croit pas. Pour lui, pas de doute, il s’agit d’un crime prémédité et méthodique…

Alors qu’il s’active, à l’abri d’un local désaffecté perdu dans le réseau ferré de la capitale finlandaise, un illuminé se prend pour le prophète d’une divinité tellurienne en l’honneur de qui il doit commettre des sacrifices. La prochaine victime est déjà choisie…

Pris dans une course sanglante contre la montre, Harjunpää arrivera-t-il à déjouer les maléfices du prêtre du mal ? »

Joensuu distille dans ce roman une ambiance désagréable qui progressivement nous enveloppe au fil des pages, un peu à la manière de certains thrillers américains.

Usagers dépressifs du métro, prenez le tram, vous êtes prévenus !

Le deuxième roman au programme de l’atelier d’avril est « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

À très bientôt !

 

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Le programme de l’atelier lecture

Culture et confiture 😉

Cher ami(e)s de l’Atelier lecture,

Il ne reste plus que deux ateliers (12 avril, 10 mai) avant le début des vacances scolaires finlandaises et le dernier au début des vacances, le 7 juin.

Nous avons ajouté au programme d’avril et mai un deuxième roman. Le principe n’est pas forcement de lire les deux ouvrages, mais d’avoir la possibilité d’en lire au moins un, notamment si l’un des romans ne nous inspire pas du tout. C’est mieux que de rester chez soi 😉

Le programme du 7 juin sera défini lors du prochain atelier d’avril. Réfléchissons également à celui de l’atelier lecture pour la prochaine période 2019-2020. C’est le moment de faire des propositions de livres qui nous ont plu.

Ne pas oublier le principe : disponibilité en langue française, disponibilité en version numérique et/ou accessibilité avec Helmet.fi. Un seul livre papier qui circule peut prendre plus de 6 mois pour faire le tour du groupe 😉

Programme 2018-2019

  • 12.04.19 : Matti Yrjänä Joensuu, Harjunpää et le prêtre du mal
                      Ruth Ozeki, En même temps, toute la terre et tout le ciel
  • 10.05.19 : Patrice Carlen Helmer, Mai 68, elles m’aimaient !
                      Michel Houellebecq, La possibilité d’une île
  • 07.06.19 : programme à préciser ultérieurement

Bonne lecture et à bientôt !

Oodi, la nouvelle bibliothèque

Oodi, vu de l’intérieur de Musiikkitalo

Oodi, « Ode » en français, a ouvert officiellement ses portes le 5 décembre, le dernier jour du centième anniversaire de la Finlande. Sa structure ondulante en bois d’épicéa et verre contraste avec les bâtiments en métal et verre qui l’entourent comme le récent Musiikkitalo et son précurseur Sanomatalo, le premier immeuble à grande baies vitrées d’Helsinki, sans oublier le musée d’art contemporain Kiasma en verre et béton.

Oodi, Musiikkitalo et Kiasma

Oodi est le fruit du bureau ALA Architects et est recouverte de 160 kilomètres d’épicéa finlandais, en fait pas tout à fait car les travaux ne sont pas encore terminés comme on peut le voir sur les photos.

Oodi, toutes les lattes de bois ne sont pas posées..

Les dates de livraison sont rarement respectées dans le bâtiment en Finlande et les ouvriers ont eu beau mettre les bouchées doubles pour terminer l’extérieur de l’édifice, l’installation des panneaux de bois s’est avérée beaucoup plus longue que prévu.

Rez de chaussée, vu de l’escalier mécanique vers le deuxième niveau

La nouvelle bibliothèque est destinée à promouvoir la connaissance, l’apprentissage et l’égalité d’accès à la culture. 100 000 livres seront à la disposition du public au 3ème niveau du bâtiment.

Deuxième niveau inaccessible pour le moment

Au deuxième niveau, Oodi cible également d’autres amateurs de culture et technologie, avec des studios de musique, des salles de montage de film et un cinéma. La mise à disposition gratuite d’imprimantes 3D et de découpeuses laser fait partie du programme. Le deuxième niveau n’est pas encore ouvert.

Le troisième et dernier niveau, la bibliothèque

Samedi je n’ai pas vu les robots déplacer les livres… Eh oui, il y a une armada de robots semblables à de petits chariots gris qui normalement vont se mouvoir à l’intérieur et à l’extérieur des ascenseurs, contourner les obstacles (à vérifier) et amener les livres aux rayons prévus. Là, un être humain prendra le relais… pour le moment 😉 Les robots feront partie du spectacle pour les 10.000 visiteurs attendus chaque jour.

Dernier étage, la pointe coté Musiikkitalo

Oodi aura des zones calmes pour étudier mais dans les autres parties, le silence ne sera pas la loi. Bruit et désordre seront la norme dans le coin des « nerds » – l’endroit où se rassembler et créer pour y construire des objets, utiliser des instruments de musique ou jouer à des jeux sur console (2ème niveau).

Le coin des enfants

La décision de ne pas séparer la section enfants de celle des adultes dans le dernier étage panoramique du bâtiment, un vaste espace de 50 mètres de long aux murs de verre de chaque côté et au toit en forme de nuage a été mûrement réfléchie par la direction de la bibliothèque. Le bruit des enfants est pour elle un bruit « positif » et elle précise que l’acoustique est telle que si les gens crient d’un côté, c’est à peine audible de l’autre.

Le coin café

À contre-courant de la fermeture de bibliothèques partout dans le monde, la Finlande a investi 100 millions d’euros dans Oodi. Dans une Finlande de 5,5 millions d’habitant, 68 millions de livres sont empruntés chaque année. Après l’eau potable, les bibliothèques d’Helsinki sont le deuxième service public le mieux apprécié et il n’y a pas eu pour le moment de reproche pour ce très important investissement financier.

La pointe nord, avec vue sur la musée National et Finlandia-talo

En tant qu’heureux participant à l’atelier lecture, j’apprécie la facilité de l’emprunt d’ouvrage (en français) grâce à helmet.fi, le service web des bibliothèques d’Helsinki. Par contre j’ai un petit bémol à dire concernant cette magnifique bibliothèque..

12 places sur table avec prises électriques et prises sur les marches d’escalier..

il n’y a actuellement que 12 places assises avec table alimentée en prises électriques dans tout le 3ème niveau, celui de la bibliothèque ! Les seules autres prises électriques visibles sont sur les marches des escaliers de cet étage.. Quand on sait que le succès des cafés du genre Expresso House vient justement de la possibilité de recharger son ordi ou son téléphone en plus du wifi, je ne comprend pas leur absence ici !

Escalier central circulaire

Il y a plusieurs zones avec table, canapé et même un café, mais aucune n’est équipée de prises électrique. Difficile d’imaginer de passer plusieurs heures avec son ordinateur pour travailler et emprunter des livres dans cet espace, autonomie et puissance étant incompatible dans les ordi premiers prix, surtout avec une batterie un peu vieillissante.

Zone de restauration du rez de chaussée, pas de prises électriques…

M’asseoir sur une marche pour travailler avec mon ordi portable sur les genoux, non merci ! Je pense que je n’investirai pas cet espace pourtant sympathique si j’ai besoin de travailler avec, les Expresso House et helmet.fi auront encore ma clientèle 😉

Vue du Expresso House de Mikonkatu, le 8 décembre 2018 à 20h, après ma visite de Oodi 😉

Nouvelle librairie Aleksanterinkatu 15

Suomalainen Kirjakauppa, Aleksanterinkatu 15

En me baladant samedi en centre ville avant de faire une autre promenade plus tard au cimetière de Hietaniemi pour la Toussaint finlandaise, j’ai découvert qu’il y avait une nouvelle Suomalainen Kirjakauppa au 15 de la rue Aleksanterinkatu.

Il y en a déjà pourtant une très ancienne au numéro 23, face à la statue des trois forgerons et qui a ouvert ses portes en 1912. À une époque où la concurrence de la vente par internet et des grandes surfaces fait disparaître bon nombre de librairies, il y a de quoi surprendre un peu..

Espace présentation

Quand nous avons signé le livre à la mémoire d’Arto Paasilinna, nous avions déjà découvert la nouvelle librairie Werner & Jarl, au 9 Lönnrotinkatu.  Pourtant, Stockmann qui était propriétaire depuis 1930 de l’autre grande librairie du centre ville, Akateeminen Kirjakauppa située Keskuskatu 1, l’a vendue en 2015 à Bonnier Books, pour semble-t-il, quelques problèmes de rentabilité.

Le café

Cette nouvelle librairie est assez grande. Elle possède en plus au premier étage un espace pour la présentation de livres avec leur auteur et un café avec vue sur la rue Aleksanterinkatu.

J’ai été particulièrement impressionné par l’étagère avec les œuvres de Marcel Proust en finnois ! J’aime bien les madeleines mais je ne suis plus à la recherche du temps perdu depuis belle lurette, et je m’inquiète un peu pour les futures ventes de cette librairie 🙂

Marcel Proust au mètre…

Cela dit, vendu au mètre comme dans la présentation, cela peu faire joli et cultivé sur une étagère de bibliothèque 😉 Mais trois grandes librairies à moins de 200 mètres l’une de l’autre, cela ne fait pas un peu beaucoup ?

 

Club lecture francophone