Mercredi 14 janvier 2026 – 16h00 → 17h30 heure de Paris :
Dix petits anarchistes – Daniel de Roulet
Dans la petite ville suisse de Saint-Imier, la population subsiste tant bien que mal, vivotant de l’industrie horlogère qui n’a encore rien de luxueux. Les femmes souffrent particulièrement de la précarité, voire de la misère.
En 1872, la visite de Bakounine, encore plein de l’ardeur de la Commune de Paris, éveille les consciences… et en juin 1873, c’est le grand départ. Huit femmes âgées de 17 à 31 ans, accompagnées de neuf jeunes enfants embarquent sur La Virginie, le navire qui emporte les déportés de la Commune, parmi lesquels Louise Michel.
De Punta Arenas en Patagonie jusqu’à Buenos Aires, en passant par l’île de Robinson Crusoé, ces femmes tentent de mettre en place une communauté où règnerait « l’anarchie à l’état pur ». Aux côtés de Valentine, Mathilde, Jeanne ou Lison, nous vivons les amours, les naissances, les morts et les luttes sociales ; nous y expérimentons la survie dans une nature aride ou les petits métiers de l’artisanat dans les grandes villes…
Epopée, roman historique, panorama politique de la fin du XIXe siècle : ce récit est tout cela à la fois. Mais aussi, et surtout, une formidable et émouvante collection de portraits de femmes fortes dans un monde d’hommes, qui prouvent que l’utopie peut être un principe de vie.
Daniel de Roulet est un écrivain suisse de langue française. Son père était pasteur et il a passé une partie de son enfance à St-Imier.
Après une formation d’architecte, il a gagné sa vie comme informaticien, spécialiste des réseaux de télécommunications.
Depuis 1997 il se consacre entièrement à l’écriture. Une grande partie de son travail a été traduite en allemand. Ses romans ont aussi été publiés à New York et aux Pays-Bas.
Il court les marathons à temps perdu et habite la France (à Frasne-les-Meulières).
Syngué sabour – Atiq Rahimi

«Cette pierre que tu poses devant toi… devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères… à qui tu confies tout ce que tu as sur le cœur et que tu n’oses pas révéler aux autres… Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t’écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines… Comment appelle-t-on cette pierre ? »
En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d’une vie d’humiliations, dans l’espoir d’une possible rédemption.

Atiq Rahimi est un romancier et réalisateur de double nationalité française et afghane.
Atiq Rahimi vit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1984, puis il se réfugie au Pakistan.
Après avoir demandé l’asile culturel à la France, accordé en 1984, il obtient son doctorat en audiovisuel à la Sorbonne.
Son premier long-métrage, Terre et cendres, coécrit avec le cinéaste iranien Kambuzia Partovi présenté dans la section « Un certain regard » au Festival de Cannes 2004, a obtenu le prix Regard vers l’avenir.
Il a reçu le Prix Goncourt le 10 novembre 2008 pour son roman « Syngué sabour, Pierre de patience ». En 2011, il adapte ce roman avec l’écrivain et scénariste français Jean-Claude Carrière. La même année, il publie chez POL « Maudit soit Dostoeisvski ».
Concernant sa religion il se définit comme :
« Je suis bouddhiste parce que j’ai conscience de ma faiblesse, je suis chrétien parce que j’avoue ma faiblesse, je suis juif parce que je me moque de ma faiblesse, je suis musulman parce que je condamne ma faiblesse, je suis athée si Dieu est tout puissant. »