Le Club Lecture Francophone
vous souhaite
un très bel été et de bonnes lectures !

Littérature et confiture


Schéma de Lucie
Les Guerriers de l’hiver – Olivier Norek
« Je suis certain que nous avons réveillé leur satané Sisu.
– Je ne parle pas leur langue, camarade.
– Et je ne pourrais te traduire ce mot, car il n’a d’équivalent nulle part ailleurs. Le Sisu est l’âme de la Finlande. Il dit le courage, la force intérieure, la ténacité, la résistance, la détermination…
Une vie austère, dans un environnement hostile, a forgé leur mental d’un acier qui nous résiste aujourd’hui. »
Imaginez un pays minuscule.
Imaginez en un autre, gigantesque.
Imaginez maintenant qu’ils s’affrontent.
Au cœur du plus mordant de ses hivers, au cœur de la guerre la plus meurtrière de son histoire, un peuple se dresse contre l’ennemi, et parmi ses soldats naît une légende.
La légende de Simo, la Mort Blanche.
Olivier Norek est un écrivain et scénariste.Son père Claude Norek (1947) est haut fonctionnaire et occupe le poste de directeur général de Radio France de 1999 à 2004.
Il travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-1995). Il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier, puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions. Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).
Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman « Code 93 » (2013), un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis. « Territoires » (2014), présenté en exclusivité à l’occasion du 6ème Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud, est la suite de « Code 93 ». Son 3e livre, qui met en scène le capitaine Coste, « Surtensions », paraît en 2016. Il obtient le prix du polar européen du magazine « Le Point » et le Grand Prix des lectrices Elle – Policiers 2017. En 2017, il publie « Entre deux mondes » où il aborde un sujet brûlant d’actualité : le parcours de migrants arrivant en France. Il remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017. Norek a travaillé à l’écriture de la sixième saison de la série télévisée française « Engrenages » (2017).
Son roman « Surface » (2019) a reçu le Prix Maison de la Presse 2019, Prix des lecteurs Babelio 2019 dans la catégorie Polar, Prix Relay des voyageurs-lecteurs 2019, Prix de l’Embouchure 2019. « Dans les brumes de Capelans » est lauréat du Prix Babelio – Polar et thriller 2022. Avec son roman « Les Guerriers de l’hiver » (2024) sur Simo Häyhä, tireur d’élite finlandais pendant la Seconde Guerre mondiale, Olivier Norek remporte le Prix Jean Giono 2024 et le Prix Renaudot des Lycéens 2024. Olivier Norek est l’auteur d’un livre pour enfants, « Le Lapin shérif » (2021).
Voici le programme de lecture que nous avons choisi pour la prochaine saison 2026-2027. Les ateliers se feront toujours en virtuel, via WhatsApp en appel collectif. Il est, bien sûr, préférable d’avoir lu le roman avant, afin de pouvoir en discuter, mais ce n’est pas impératif.
Bonnes lectures !
15 sept. 2026 : Le Mage du Kremlin -Giuliano Da Empoli
13 oct. 2026 : Cœur d’amande – Yasmina Khadra
17 nov. 2026 : Café littéraire
15 déc. 2026 : Nevabacka : Terre des promesses – Maria Turtschaninoff
19 jan. 2027 : Je voudrais parler de Duras – Y. Andréa & M. Manceaux
84, Charing Cross Road – Helene Hanff
9 févr. 2027 : Café littéraire
9 mars 2027 : Le Pays des autres – Leila Slimani
6 avr. 2027 : La plus précieuse des marchandises -Jean-Claude Grumberg
4 mai 2027 : Choix des livres de la saison 2027-2028
1 juin 2027 : Le secret de la reine soldat – Lorraine Kaltenback
Le Mage du Kremlin – Giuliano Da Empoli (Lucie)
On l’appelait le « mage du Kremlin ». L’énigmatique Vadim Baranov fut metteur en scène puis producteur d’émissions de télé-réalité avant de devenir l’éminence grise de Poutine, dit le Tsar. Après sa démission du poste de conseiller politique, les légendes sur son compte se multiplient, sans que nul puisse démêler le faux du vrai. Jusqu’à ce que, une nuit, il confie son histoire au narrateur de ce livre…
Ce récit nous plonge au cœur du pouvoir russe, où courtisans et oligarques se livrent une guerre de tous les instants. Et où Vadim, devenu le principal « spin doctor » du régime, transforme un pays entier en un théâtre politique, où il n’est d’autre réalité que l’accomplissement des souhaits du Tsar. Mais Vadim n’est pas un ambitieux comme les autres : entraîné dans les arcanes de plus en plus sombres du système qu’il a contribué à construire, ce poète égaré parmi les loups fera tout pour s’en sortir.
De la guerre de Tchétchénie à la crise de Ukrainienne en passant par les Jeux olympiques de Sotchi, « Le mage du Kremlin » est un grand roman de la Russie contemporaine. Dévoilant les dessous de l’ère Poutine, il offre une sublime méditation sur le pouvoir.
Cœur d’amande – Yasmina Khadra (Hélène)
« J’ai souvent touché le fond, sauf qu’à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu’une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J’aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J’ai appris une chose dans la vie – pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l’on traîne l’autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien. »
Café littéraire
Nevabacka : Terre des promesses – Maria Turtschaninoff (Claire)
Finlande, XVIIe siècle. En récompense de ses bons et loyaux services, un soldat de la Couronne se voit offrir une terre dans le golfe d’Ostrobotnie. Il y construit sa ferme à l’orée de la forêt et en prend le nom : Nevabacka. Un héritage que les siens devront faire fructifier malgré les coups du sort, la guerre, la famine, les épidémies. Dans ces contrées sauvages, bruissantes d’ombres et de légendes, la terre transforme ceux qui croient la façonner. Pour le meilleur et pour le pire, la ferme devient le point d’ancrage où, au fil des générations, quatre siècles durant, la descendance du valeureux soldat puisera ses racines.
Dans ce roman choral empreint de réalisme magique, les destinées individuelles se déploient sur une trame qui mêle habilement l’histoire éphémère des hommes à celle, éternelle, de la nature.
Je voudrais parler de Duras – Yann Andréa & Michèle Manceaux (Daniel)
« Je crois qu’un des mots-clés de Marguerite Duras à mon endroit c’est :
Je vous aime, tais-toi. »
Y. A.
En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l’écrivain, Yann est tombé amoureux d’une femme aussi assoiffée d’absolu dans la vie qu’elle l’est dans l’écriture.
Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien les codes de l’amour que ceux de la littérature, il lève le voile avec pudeur et délicatesse.
À l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus tard - M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là (Pauvert, 1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle Manceaux, écrivain et amie de Marguerite Duras.
J’ai eu l’occasion de voir jouer ce texte en tant que pièce de théâtre par le collectif Bajour en début d’année. Voici ce que l’on peut lire sur la page du TPM à Montreuil :
Par une subtile mise en abyme, Katell Daunis et Julien Derivaz font surgir les mots du dernier compagnon de Marguerite Duras. Un homme qui, amoureux autant de la femme que de l’autrice, s’engage dans une relation hors normes. Voici la parole, rare et pudique, de Yann Andréa.
En 1982, Yann est âgé de 30 ans et est l’amant de Marguerite Duras, de trente-huit ans son aînée. Ensemble, il·elle élaborent une relation invivable et pourtant extraordinaire, abolissant la frontière entre réalité et fiction. Une relation qui pulvérise l’idée de catégories et qui brouille les notions d’acceptation, de soumission ou de domination.
Il tente ici, pour la première fois, de parler de lui, d’eux, dans une longue confession où il se dévoile. Parfois léger, mais toujours lucide.
Avec une grande sobriété, Katell Daunis et Julien Derivaz font résonner aujourd’hui cette parole qui embrasse des questions essentielles : peut-on préférer l’art à l’épanouissement personnel ? Peut-on vivre dans la fiction plutôt que dans la réalité ? Que nomme-t-on amour ?
84, Charing Cross Road – Helene Hanff (Daniel)
Pendant vingt ans, une New-Yorkaise fauchée a entretenu une correspondance avec son libraire londonien. Ses lettres, libres, émouvantes et inattendues, ont déjà conquis Anglais et Américains.
Par un beau jour d’octobre 1949, Helen Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes.
Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé la place à l’intime, presque à l’amour.
Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.
Livre inattendu et jamais traduit, « 84, Charing Cross Road » fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.
Un bijou de 150 pages seulement, d’une passionnée de… lecture
Café littéraire
Le Pays des autres – Leila Slimani (Amal)
La plus précieuse des marchandises -Jean-Claude Grumberg (Hélène)
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.
La plus précieuse des marchandises – Jean-Claude Grumberg (Hélène)
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.
Réunion de sélection du programme de lecture 2027 – 2028
se tiendra la réunion de sélection des livres à lire pour la nouvelle saison 2026 – 2027 de notre club de lecture.
Si vous souhaitez y participer régulièrement, vous pouvez présenter des livres. Il est impératif que vous les ayez déjà lus, car vous devrez argumenter pour nous expliquer les raisons de vos choix ! Ces précisions nous permettront de faire notre sélection collégiale.
Quelques critères restrictifs sont à respecter (si possible) :
Nous discuterons également des dates et des horaires pour les futurs ateliers de la session 2026 -2027 qui seront choisis au final lors de l’atelier de rentrée. Celui-ci se tiendra probablement autour du 17 septembre à 17 h 00 (heure de Paris, à confirmer).
Mettez le titre des livres que vous proposez et le nom de l’auteur dans le commentaire et nous les mettrons dans l’article pour vous !
Marcel Proust, qui l’idolâtrait, l’avait baptisée la « reine soldat ». Luchino Visconti rêvait de la porter à l’écran. Reine déchue du royaume de Naples et des Deux Siciles, Marie-Sophie en Bavière s’est toujours dérobée aux historiens qui n’ont pressenti son secret qu’à demi.
Nevabacka : Terre des promesses – Maria Turtschaninoff (Claire)
Finlande, XVIIe siècle. En récompense de ses bons et loyaux services, un soldat de la Couronne se voit offrir une terre dans le golfe d’Ostrobotnie. Il y construit sa ferme à l’orée de la forêt et en prend le nom : Nevabacka. Un héritage que les siens devront faire fructifier malgré les coups du sort, la guerre, la famine, les épidémies. Dans ces contrées sauvages, bruissantes d’ombres et de légendes, la terre transforme ceux qui croient la façonner. Pour le meilleur et pour le pire, la ferme devient le point d’ancrage où, au fil des générations, quatre siècles durant, la descendance du valeureux soldat puisera ses racines.
Dans ce roman choral empreint de réalisme magique, les destinées individuelles se déploient sur une trame qui mêle habilement l’histoire éphémère des hommes à celle, éternelle, de la nature.
Cœur d’amande – Yasmina Khadra (Hélène)
« J’ai souvent touché le fond, sauf qu’à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu’une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J’aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J’ai appris une chose dans la vie – pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l’on traîne l’autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien. »
La plus précieuse des marchandises -Jean-Claude Grumberg (Hélène)
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.
Je voudrais parler de Duras – Yann Andréa & Michèle Manceaux (Daniel)
« Je crois qu’un des mots-clés de Marguerite Duras à mon endroit c’est :
Je vous aime, tais-toi. »
Y. A.
En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l’écrivain, Yann est tombé amoureux d’une femme aussi assoiffée d’absolu dans la vie qu’elle l’est dans l’écriture.
Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien les codes de l’amour que ceux de la littérature, il lève le voile avec pudeur et délicatesse.
À l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus tard - M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là (Pauvert, 1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle Manceaux, écrivain et amie de Marguerite Duras.
J’ai eu l’occasion de voir jouer ce texte en tant que pièce de théâtre par le collectif Bajour en début d’année. Voici ce que l’on peut lire sur la page du TPM à Montreuil :
Par une subtile mise en abyme, Katell Daunis et Julien Derivaz font surgir les mots du dernier compagnon de Marguerite Duras. Un homme qui, amoureux autant de la femme que de l’autrice, s’engage dans une relation hors normes. Voici la parole, rare et pudique, de Yann Andréa.
En 1982, Yann est âgé de 30 ans et est l’amant de Marguerite Duras, de trente-huit ans son aînée. Ensemble, il·elle élaborent une relation invivable et pourtant extraordinaire, abolissant la frontière entre réalité et fiction. Une relation qui pulvérise l’idée de catégories et qui brouille les notions d’acceptation, de soumission ou de domination.
Il tente ici, pour la première fois, de parler de lui, d’eux, dans une longue confession où il se dévoile. Parfois léger, mais toujours lucide.
Avec une grande sobriété, Katell Daunis et Julien Derivaz font résonner aujourd’hui cette parole qui embrasse des questions essentielles : peut-on préférer l’art à l’épanouissement personnel ? Peut-on vivre dans la fiction plutôt que dans la réalité ? Que nomme-t-on amour ?
Ci-joint une interview du collectif Bajour
Et si vous n’êtes pas encore convaincu, le texte de l’entretien ne fait que 80 petites pages 🙂
84, Charing Cross Road – Helene Hanff (Daniel)
Pendant vingt ans, une New-Yorkaise fauchée a entretenu une correspondance avec son libraire londonien. Ses lettres, libres, émouvantes et inattendues, ont déjà conquis Anglais et Américains.
Par un beau jour d’octobre 1949, Helen Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes.
Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé la place à l’intime, presque à l’amour.
Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.
Livre inattendu et jamais traduit, « 84, Charing Cross Road » fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.
Un bijou de 150 pages seulement, d’une passionnée de… lecture
Le Pays des autres – Leila Slimani (Amal)
En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française.
De si remarquables créatures – Shelby Von Pelt (Marie)
Pensionnaire de l’aquarium Sowell Bay, le poulpe Marcellus use de ses aptitudes extraordinaires pour échapper à la vigilance des humains limités qui l’entourent et aller et venir à sa guise. Le jour où Tova, agente d’entretien, le tire d’un faux pas, Marcellus consent cependant à mettre à profit ses neuf cerveaux pour faire la lumière sur la disparition mystérieuse de son fils Erik. Premier roman.
Comment parler baleine – Tom Mustill (Marie)
Baie de Monterey, Californie, septembre 2015. Tom Mustill, réalisateur de documentaires, embarque sur un kayak pour observer les baleines. L’excursion touche à sa fin lorsque soudain, une baleine à bosse jaillit hors de l’eau et heurte violemment le kayak. Pourtant, contre toute attente, elle leur laisse la vie sauve.
Bouleversé, Tom Mustill cherche à comprendre : comment a-t-il survécu ? La baleine l’a-t-elle délibérément évité ? Serait-il possible de communiquer avec elle ?
Répondre à ces questions devient dès lors son obsession. Il le fait dans ce livre passionnant, nous guidant à travers l’univers incroyable des cétacés. Brossant un panorama exhaustif des recherches sur la communication animale, il avance cette hypothèse, plus que probable : et si, dans un avenir très proche, nous parlions baleine ?
Un jeudi saveur chocolat – Michiko Aoyama
Après le succès de La Bibliothèque des rêves secrets, le nouveau roman de Michiko Aoyama !
À Tokyo, le petit café caché sous les cerisiers le long de la rivière Meguro accueille toutes les semaines une mystérieuse habituée. Chaque jeudi, Mme Cacao – comme la surnomment gentiment les employés – commande un chocolat chaud avant de s’installer à la même table en bois proche de la baie vitrée. Et chaque jeudi, elle sort un délicat papier à lettre et se lance dans la rédaction d’une longue missive. Une routine immuable qui ne manque pas d’éveiller la curiosité du serveur. Jusqu’au jour où Mme Cacao éclate en sanglots devant sa tasse…
De Tokyo à Sydney, c’est le début d’un voyage entremêlant 12 tranches de vie, dans ce roman choral qui invite le lecteur à trouver le bonheur dans les petites choses du quotidien.
Michiko Aoyama est journaliste et autrice japonaise traduite dans le monde entier. Finaliste du Prix des libraires au Japon, son roman, « La Bibliothèque des rêves secrets », a connu un succès immédiat en France comme à l’étranger.
L’auteure a une expérience en bibliothèque : elle y travaille quatre fois par semaine depuis 2020 et pendant l’été (de juin à septembre) depuis quatre ans.
Les Trois Femmes du Consul – Jean Christophe Rufin

A Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n’ose s’aventurer à l’hôtel dos Camaroes. Le patron est un vieux Français odieux, connu pour son goût du whisky. Quand il est retrouvé mort dans sa piscine, la police soupçonne arbitrairement une des trois femmes qui gravitaient autour de lui.
Aurel Timescu, consul à l’ambassade de France, décide de s’en mêler. Calamiteux diplomate, il se révèle un redoutable enquêteur lorsqu’il pressent une injustice. Il va plonger dans le climat trouble de ces passions africaines. Et nous faire découvrir un des grands drames écologiques de la planète…

Jean-Christophe Rufin est un voyageur, médecin, auteur et diplomate français, membre de l’Académie française.
Ancien directeur d’Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie jusqu’en 2010.
Comme médecin, il est l’un des pionniers du mouvement humanitaire « Médecins sans frontières ».
Il a consacré plus de vingt ans de sa vie à travailler dans des ONG au Nicaragua, en Afghanistan, aux Philippines, au Rwanda et dans les Balkans. Cette expérience du terrain est à l’origine de son premier essai « Le Piège humanitaire » (1986) et de son troisième roman, « Les Causes perdues » (1999) qui interrogent les enjeux politiques de l’action humanitaire.
On retrouve dans ses romans d’aventures, historiques, politiques, la veine des récits des grands reporters romanciers d’autrefois : Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid, et des visionnaires comme George Orwell et Ray Bradbury.
En 2001, Jean-Christophe Rufin obtient le Prix Goncourt avec « Rouge Brésil » après avoir obtenu le Prix Interallié, en 1999, pour « Asmara et les causes perdues » et le prix Goncourt du premier roman et le prix Méditerranée pour « L’Abyssin » en 1997.
Elu à l’Académie française en 2008 au fauteuil de l’écrivain Henri Troyat.
En 2010, il reçoit la Plume d’Or de la Société des Auteurs Savoyards pour l’ensemble de son œuvre. « Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi » reçoit le Prix Nomad’s en 2013 et « Check-point », le Prix Grand Témoin en 2015.
Il préside le jury du Prix Orange du Livre depuis 2019.
Pour son roman paru en 2019, « Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla » il déclare s’être inspiré d’un épisode de sa vie. En effet, il s’est marié trois fois avec la même épouse.
Le Coeur de Kiev – Andreï Kourkov
Une douce brise souffle sur Kiev, en ce mois d’avril 1919. Pourtant, l’époque est à l’anxiété, au danger et à la faim. La population est soumise au diktat de décrets promulgués quotidiennement par le nouveau pouvoir bolchevique, que le jeune Samson, membre de la milice, est chargé de faire respecter. Mais, en ces temps de disette, celui interdisant tout commerce de viande a du mal à passer. Difficile de résister à des pirojki aux abats vendus sous le manteau au Marché juif quand le régime quotidien se compose de fade gruau d’avoine! Samson ne le sait que trop bien. Difficile aussi de se promener fièrement au bras de sa tendre amie sans se faire remarquer par les agents de la Tchéka. Sans parler des risques qu’il y a à errer, la nuit, aux abords de la gare où règnent les agents sans scrupule de la puissante direction des chemins de fer…
Andrei Kourkov est né en 1961 Russie près de Saint Pétersbourg mais il a passé son enfance à Kiev. Sa langue maternelle est le russe et il écrit ses œuvres en russe. Après des études à l’Université des Langues Etrangères de Kiev, il a exercé différents métiers : rédacteur, gardien de prison à Odessa, cameraman avant de devenir écrivain. Son premier roman, Le Pingouin, paru en 1996, le fait connaître internationalement.
Attention : l'heure et le jour des Ateliers ont changé

La règle est simple :
– présenter un livre que l’on a lu récemment et bien aimé,
– en lire un extrait aux autres membres du Café.
Votre choix peut être une œuvre de littérature contemporaine française ou étrangère traduite en français, mais il n’y a pas d’interdit. Vous pouvez choisir la littérature classique si c’est ce que vous aimez le plus.
Vous pouvez aussi vous jeter dans la fosse au lions avec un texte que vous avez écrit et que vous souhaitez partager.
Cette citation d’Aldous Huxley, philosophe et écrivain de Science fiction, dont le roman « Le meilleur des mondes » est de plus en plus d’actualité, est bien connue des ateliers d’écriture.
Tenir un journal intime, écrire des nouvelles et pourquoi pas un roman, c’est libérer ses émotions, exprimer son ressenti, poser son vécu sur le papier, et profiter ainsi de leurs vertus thérapeutiques. Un épanouissement à la portée de tous mais que beaucoup ignorent, par pudeur, par peur du jugement des autres ou par complexe datant souvent de notre enfance à l’école.
Parfois accouché dans la douleur mais toujours avec un puissant bonheur libérateur, c’est le moment idéal pour nous présenter votre petit dernier littéraire en nous lisant un extrait !
Le but de ce café est de partager notre enthousiasme pour la littérature – et son pendant l’écriture. Les livres présentés lors de ce café feront partie du vivier de sélection du prochain programme de la saison 2026-2027 😉
Pour participer au café littéraire virtuel, vous devez vous enregistrez ci-dessous.

Que 2026 vous apporte : Paix, Santé, Bonheur, Prospérité et de Merveilleux Moments de Lecture !
Dix petits anarchistes – Daniel de Roulet
Dans la petite ville suisse de Saint-Imier, la population subsiste tant bien que mal, vivotant de l’industrie horlogère qui n’a encore rien de luxueux. Les femmes souffrent particulièrement de la précarité, voire de la misère.
En 1872, la visite de Bakounine, encore plein de l’ardeur de la Commune de Paris, éveille les consciences… et en juin 1873, c’est le grand départ. Huit femmes âgées de 17 à 31 ans, accompagnées de neuf jeunes enfants embarquent sur La Virginie, le navire qui emporte les déportés de la Commune, parmi lesquels Louise Michel.
De Punta Arenas en Patagonie jusqu’à Buenos Aires, en passant par l’île de Robinson Crusoé, ces femmes tentent de mettre en place une communauté où règnerait « l’anarchie à l’état pur ». Aux côtés de Valentine, Mathilde, Jeanne ou Lison, nous vivons les amours, les naissances, les morts et les luttes sociales ; nous y expérimentons la survie dans une nature aride ou les petits métiers de l’artisanat dans les grandes villes…
Epopée, roman historique, panorama politique de la fin du XIXe siècle : ce récit est tout cela à la fois. Mais aussi, et surtout, une formidable et émouvante collection de portraits de femmes fortes dans un monde d’hommes, qui prouvent que l’utopie peut être un principe de vie.
Daniel de Roulet est un écrivain suisse de langue française. Son père était pasteur et il a passé une partie de son enfance à St-Imier.
Après une formation d’architecte, il a gagné sa vie comme informaticien, spécialiste des réseaux de télécommunications.
Depuis 1997 il se consacre entièrement à l’écriture. Une grande partie de son travail a été traduite en allemand. Ses romans ont aussi été publiés à New York et aux Pays-Bas.
Il court les marathons à temps perdu et habite la France (à Frasne-les-Meulières).
Syngué sabour – Atiq Rahimi

«Cette pierre que tu poses devant toi… devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères… à qui tu confies tout ce que tu as sur le cœur et que tu n’oses pas révéler aux autres… Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t’écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines… Comment appelle-t-on cette pierre ? »
En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d’une vie d’humiliations, dans l’espoir d’une possible rédemption.

Atiq Rahimi est un romancier et réalisateur de double nationalité française et afghane.
Atiq Rahimi vit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1984, puis il se réfugie au Pakistan.
Après avoir demandé l’asile culturel à la France, accordé en 1984, il obtient son doctorat en audiovisuel à la Sorbonne.
Son premier long-métrage, Terre et cendres, coécrit avec le cinéaste iranien Kambuzia Partovi présenté dans la section « Un certain regard » au Festival de Cannes 2004, a obtenu le prix Regard vers l’avenir.
Il a reçu le Prix Goncourt le 10 novembre 2008 pour son roman « Syngué sabour, Pierre de patience ». En 2011, il adapte ce roman avec l’écrivain et scénariste français Jean-Claude Carrière. La même année, il publie chez POL « Maudit soit Dostoeisvski ».
Concernant sa religion il se définit comme :
« Je suis bouddhiste parce que j’ai conscience de ma faiblesse, je suis chrétien parce que j’avoue ma faiblesse, je suis juif parce que je me moque de ma faiblesse, je suis musulman parce que je condamne ma faiblesse, je suis athée si Dieu est tout puissant. »