Atelier de Mai, le choix des livres 🗓

Mardi 5 Mai 2026 – 17h00 → 18h30 heure de Paris

se tiendra la réunion de sélection des livres à lire pour la nouvelle saison 2026 – 2027 de notre club de lecture.

Si vous souhaitez y participer régulièrement, vous pouvez présenter des livres. Il est impératif que vous les ayez déjà lus, car vous devrez argumenter pour nous expliquer les raisons de vos choix ! Ces précisions nous permettront de faire notre sélection collégiale.

Quelques critères restrictifs sont à respecter (si possible) :

  • des œuvres récentes, écrites ou traduites en français, de moins de 10 ans et que l’on peut trouver en format e-book (impératif),
  • des romans, de préférence, tout en évitant les brulots trop clivants,
  • 250 – 300 pages max devrait être la taille idéale. Ne jamais dépasser 500 pages  !

Nous discuterons également des dates et des horaires pour les futurs ateliers  de la session 2026 -2027 qui seront choisis au final lors de l’atelier de rentrée. Celui-ci se tiendra probablement autour du 17 septembre à 17 h 00 (heure de Paris, à confirmer).

VOTRE PRESENCE A CET ATELIER  EST IMPORTANTE

Mettez le titre des livres que vous proposez et le nom de l’auteur dans le commentaire et nous les mettrons dans l’article pour vous !


Les propositions :

Le secret de la reine soldat – Lorraine Kaltenback (Claire)
Marcel Proust, qui l’idolâtrait, l’avait baptisée la « reine soldat ». Luchino Visconti rêvait de la porter à l’écran. Reine déchue du royaume de Naples et des Deux Siciles, Marie-Sophie en Bavière s’est toujours dérobée aux historiens qui n’ont pressenti son secret qu’à demi.
Marie-Sophie était la plus romanesque des soeurs de Sissi. Aussi rebelle que l’illustre impératrice, elle fut autrement plus vivante, charnelle et intrépide. A vingt ans, elle subjuga l’Europe en abandonnant ses somptueuses crinolines pour traverser la Révolution italienne du Risorgimento. A trente ans, elle devint une figure du Paris de la Belle Epoque. Que cachait son attirance pour la Ville Lumière? La nostalgie de sa passion pour un zouave pontifical français, mais surtout Daisy, leur enfant, dont elle ne put jamais faire l’aveu public. Le pape, les rois de Bavière, de Naples et des Deux Siciles, avaient trop à perdre si ce scandale était divulgué.
Cette mère qu’on avait arrachée à l’attachement le plus sacré imposera son droit de renouer avec sa fille et se vengera par les armes de ceux qui l’avaient outragée. C’est ce que nous dévoile Lorraine Kaltenbach, dans le récit, riche en aventures, de son enquête pour retrouver sa cousine Daisy, la fille de la reine soldat et la nièce cachée de Sissi.
Note de l’éditeur
Ancienne « plume » de ministres, Lorraine Kaltenbach est l’auteure de Championnes (Arthaud), des Chibret, une saga auvergnate (JC Lattès) et de Filles à papa (Flammarion).

 

Nevabacka : Terre des promesses – Maria Turtschaninoff (Claire)

Finlande, XVIIe siècle. En récompense de ses bons et loyaux services, un soldat de la Couronne se voit offrir une terre dans le golfe d’Ostrobotnie. Il y construit sa ferme à l’orée de la forêt et en prend le nom : Nevabacka. Un héritage que les siens devront faire fructifier malgré les coups du sort, la guerre, la famine, les épidémies. Dans ces contrées sauvages, bruissantes d’ombres et de légendes, la terre transforme ceux qui croient la façonner. Pour le meilleur et pour le pire, la ferme devient le point d’ancrage où, au fil des générations, quatre siècles durant, la descendance du valeureux soldat puisera ses racines.
Dans ce roman choral empreint de réalisme magique, les destinées individuelles se déploient sur une trame qui mêle habilement l’histoire éphémère des hommes à celle, éternelle, de la nature.

 

Cœur d’amande – Yasmina Khadra (Hélène)

Coeur-d'amande par Khadra« J’ai souvent touché le fond, sauf qu’à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu’une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J’aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J’ai appris une chose dans la vie – pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l’on traîne l’autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien. »

 

La plus précieuse des marchandises -Jean-Claude Grumberg (Hélène)

Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

 

Je voudrais parler de Duras – Yann Andréa & Michèle Manceaux (Daniel)

« Je crois qu’un des mots-clés de Marguerite Duras à mon endroit c’est :
Je vous aime, tais-toi. »
Y. A.

En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l’écrivain, Yann est tombé amoureux d’une femme aussi assoiffée d’absolu dans la vie qu’elle l’est dans l’écriture.

Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien les codes de l’amour que ceux de la littérature, il lève le voile avec pudeur et délicatesse.

À l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus tard - M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là (Pauvert, 1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle Manceaux, écrivain et amie de Marguerite Duras.

J’ai eu l’occasion de voir jouer ce texte en tant que pièce de théâtre par le collectif Bajour en début d’année. Voici ce que l’on peut lire sur la page du TPM à Montreuil :

Par une subtile mise en abyme, Katell Daunis et Julien Derivaz font surgir les mots du dernier compagnon de Marguerite Duras. Un homme qui, amoureux autant de la femme que de l’autrice, s’engage dans une relation hors normes. Voici la parole, rare et pudique, de Yann Andréa.

En 1982, Yann est âgé de 30 ans et est l’amant de Marguerite Duras, de trente-huit ans son aînée. Ensemble, il·elle élaborent une relation invivable et pourtant extraordinaire, abolissant la frontière entre réalité et fiction. Une relation qui pulvérise l’idée de catégories et qui brouille les notions d’acceptation, de soumission ou de domination.

Il tente ici, pour la première fois, de parler de lui, d’eux, dans une longue confession où il se dévoile. Parfois léger, mais toujours lucide.

Avec une grande sobriété, Katell Daunis et Julien Derivaz font résonner aujourd’hui cette parole qui embrasse des questions essentielles : peut-on préférer l’art à l’épanouissement personnel ? Peut-on vivre dans la fiction plutôt que dans la réalité ? Que nomme-t-on amour ?

Ci-joint une interview du collectif Bajour

Et si vous n’êtes pas encore convaincu, le texte de l’entretien ne fait que 80 petites pages 🙂

 

84, Charing Cross Road – Helene Hanff (Daniel)

Pendant vingt ans, une New-Yorkaise fauchée a entretenu une correspondance avec son libraire londonien. Ses lettres, libres, émouvantes et inattendues, ont déjà conquis Anglais et Américains.

Par un beau jour d’octobre 1949, Helen Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes.
Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé la place à l’intime, presque à l’amour.

Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.

Livre inattendu et jamais traduit, « 84, Charing Cross Road » fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

Un bijou de 150 pages seulement, d’une passionnée de… lecture

Le Pays des autres – Leila Slimani (Amal)

En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française.
Après la Libération, le couple s’installe au Maroc à Meknès, ville de garnison et de colons. Tandis qu’Amine tente de mettre en valeur un domaine constitué de terres rocailleuses et ingrates, Mathilde se sent vite étouffée par le climat rigoriste du Maroc. Seule et isolée à la ferme avec ses deux enfants, elle souffre de la méfiance qu’elle inspire en tant qu’étrangère et du manque d’argent. Le travail acharné du couple portera-t-il ses fruits?
Les dix années que couvre le roman sont aussi celles d’une montée inéluctable des tensions et des violences qui aboutiront en 1956 à l’indépendance de l’ancien protectorat. Tous les personnages de ce roman vivent dans « le pays des autres » : les colons comme les indigènes, les soldats comme les paysans ou les exilés. Les femmes, surtout, vivent dans le pays des hommes et doivent sans cesse lutter pour leur émancipation.
Après deux romans au style clinique et acéré, Leïla Slimani, dans cette grande fresque, fait revivre une époque et ses acteurs avec humanité, justesse, et un sens très subtil de la narration.

 

De si remarquables créatures – Shelby Von Pelt (Marie)

Pensionnaire de l’aquarium Sowell Bay, le poulpe Marcellus use de ses aptitudes extraordinaires pour échapper à la vigilance des humains limités qui l’entourent et aller et venir à sa guise. Le jour où Tova, agente d’entretien, le tire d’un faux pas, Marcellus consent cependant à mettre à profit ses neuf cerveaux pour faire la lumière sur la disparition mystérieuse de son fils Erik. Premier roman.

 

Comment parler baleine – Tom Mustill (Marie)

 

Baie de Monterey, Californie, septembre 2015. Tom Mustill, réalisateur de documentaires, embarque sur un kayak pour observer les baleines. L’excursion touche à sa fin lorsque soudain, une baleine à bosse jaillit hors de l’eau et heurte violemment le kayak. Pourtant, contre toute attente, elle leur laisse la vie sauve.
Bouleversé, Tom Mustill cherche à comprendre : comment a-t-il survécu ? La baleine l’a-t-elle délibérément évité ? Serait-il possible de communiquer avec elle ?
Répondre à ces questions devient dès lors son obsession. Il le fait dans ce livre passionnant, nous guidant à travers l’univers incroyable des cétacés. Brossant un panorama exhaustif des recherches sur la communication animale, il avance cette hypothèse, plus que probable : et si, dans un avenir très proche, nous parlions baleine ?

 

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