Voici le programme de lecture que nous avons choisi pour la prochaine saison 2026-2027. Les ateliers se feront toujours en virtuel, via WhatsApp en appel collectif. Il est, bien sûr, préférable d’avoir lu le roman avant, afin de pouvoir en discuter, mais ce n’est pas impératif.

Bonnes lectures !

15 sept. 2026 : Cœur d’amande – Yasmina Khadra
13 oct. 2026 : Le Mage du Kremlin -Giuliano Da Empoli
17 nov. 2026 : Café littéraire
15 déc. 2026 : Nevabacka : Terre des promesses – Maria Turtschaninoff 
19 jan. 2027 : Je voudrais parler de Duras – Y. Andréa & M. Manceaux
                            84, Charing Cross Road – Helene Hanff
 9 févr. 2027 : Café littéraire
9 mars 2027 : Le Pays des autres – Leila Slimani 
 6  avr. 2027 : La plus précieuse des marchandises -Jean-Claude Grumberg 
  4 mai 2027 : Choix des livres de la saison 2027-2028
  1 juin 2027 : Le secret de la reine soldat – Lorraine Kaltenback

Détail du programme

Mardi 15 septembre 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Cœur d’amande – Yasmina Khadra (Hélène)

« J’ai souvent touché le fond, sauf qu’à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu’une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J’aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J’ai appris une chose dans la vie – pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l’on traîne l’autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien. »

Mardi 13 octobre 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Le Mage du Kremlin – Giuliano Da Empoli (Lucie)

On l’appelait le « mage du Kremlin ». L’énigmatique Vadim Baranov fut metteur en scène puis producteur d’émissions de télé-réalité avant de devenir l’éminence grise de Poutine, dit le Tsar. Après sa démission du poste de conseiller politique, les légendes sur son compte se multiplient, sans que nul puisse démêler le faux du vrai. Jusqu’à ce que, une nuit, il confie son histoire au narrateur de ce livre…
Ce récit nous plonge au cœur du pouvoir russe, où courtisans et oligarques se livrent une guerre de tous les instants. Et où Vadim, devenu le principal « spin doctor » du régime, transforme un pays entier en un théâtre politique, où il n’est d’autre réalité que l’accomplissement des souhaits du Tsar. Mais Vadim n’est pas un ambitieux comme les autres : entraîné dans les arcanes de plus en plus sombres du système qu’il a contribué à construire, ce poète égaré parmi les loups fera tout pour s’en sortir.
De la guerre de Tchétchénie à la crise de Ukrainienne en passant par les Jeux olympiques de Sotchi, « Le mage du Kremlin » est un grand roman de la Russie contemporaine. Dévoilant les dessous de l’ère Poutine, il offre une sublime méditation sur le pouvoir.

Mardi 17 novembre 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Café littéraire

Mardi 15 décembre 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Nevabacka : Terre des promesses – Maria Turtschaninoff (Claire)

Finlande, XVIIe siècle. En récompense de ses bons et loyaux services, un soldat de la Couronne se voit offrir une terre dans le golfe d’Ostrobotnie. Il y construit sa ferme à l’orée de la forêt et en prend le nom : Nevabacka. Un héritage que les siens devront faire fructifier malgré les coups du sort, la guerre, la famine, les épidémies. Dans ces contrées sauvages, bruissantes d’ombres et de légendes, la terre transforme ceux qui croient la façonner. Pour le meilleur et pour le pire, la ferme devient le point d’ancrage où, au fil des générations, quatre siècles durant, la descendance du valeureux soldat puisera ses racines.
Dans ce roman choral empreint de réalisme magique, les destinées individuelles se déploient sur une trame qui mêle habilement l’histoire éphémère des hommes à celle, éternelle, de la nature.

Mardi 19 janvier 2027 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Je voudrais parler de Duras – Yann Andréa & Michèle Manceaux (Daniel)

« Je crois qu’un des mots-clés de Marguerite Duras à mon endroit c’est :
Je vous aime, tais-toi. »
Y. A.

En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l’écrivain, Yann est tombé amoureux d’une femme aussi assoiffée d’absolu dans la vie qu’elle l’est dans l’écriture.

Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien les codes de l’amour que ceux de la littérature, il lève le voile avec pudeur et délicatesse.

À l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus tard - M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là (Pauvert, 1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle Manceaux, écrivain et amie de Marguerite Duras.

J’ai eu l’occasion de voir jouer ce texte en tant que pièce de théâtre par le collectif Bajour en début d’année. Voici ce que l’on peut lire sur la page du TPM à Montreuil :

Par une subtile mise en abyme, Katell Daunis et Julien Derivaz font surgir les mots du dernier compagnon de Marguerite Duras. Un homme qui, amoureux autant de la femme que de l’autrice, s’engage dans une relation hors normes. Voici la parole, rare et pudique, de Yann Andréa.

En 1982, Yann est âgé de 30 ans et est l’amant de Marguerite Duras, de trente-huit ans son aînée. Ensemble, il·elle élaborent une relation invivable et pourtant extraordinaire, abolissant la frontière entre réalité et fiction. Une relation qui pulvérise l’idée de catégories et qui brouille les notions d’acceptation, de soumission ou de domination.

Il tente ici, pour la première fois, de parler de lui, d’eux, dans une longue confession où il se dévoile. Parfois léger, mais toujours lucide.

Avec une grande sobriété, Katell Daunis et Julien Derivaz font résonner aujourd’hui cette parole qui embrasse des questions essentielles : peut-on préférer l’art à l’épanouissement personnel ? Peut-on vivre dans la fiction plutôt que dans la réalité ? Que nomme-t-on amour ?

84, Charing Cross Road – Helene Hanff (Daniel)

Pendant vingt ans, une New-Yorkaise fauchée a entretenu une correspondance avec son libraire londonien. Ses lettres, libres, émouvantes et inattendues, ont déjà conquis Anglais et Américains.

Par un beau jour d’octobre 1949, Helen Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes.
Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé la place à l’intime, presque à l’amour.

Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.

Livre inattendu et jamais traduit, « 84, Charing Cross Road » fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

Un bijou de 150 pages seulement, d’une passionnée de… lecture

Mardi 9 février 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Café littéraire

Mardi 9 mars 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Le Pays des autres – Leila Slimani (Amal)

En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française.
Après la Libération, le couple s’installe au Maroc à Meknès, ville de garnison et de colons. Tandis qu’Amine tente de mettre en valeur un domaine constitué de terres rocailleuses et ingrates, Mathilde se sent vite étouffée par le climat rigoriste du Maroc. Seule et isolée à la ferme avec ses deux enfants, elle souffre de la méfiance qu’elle inspire en tant qu’étrangère et du manque d’argent. Le travail acharné du couple portera-t-il ses fruits?
Les dix années que couvre le roman sont aussi celles d’une montée inéluctable des tensions et des violences qui aboutiront en 1956 à l’indépendance de l’ancien protectorat. Tous les personnages de ce roman vivent dans « le pays des autres » : les colons comme les indigènes, les soldats comme les paysans ou les exilés. Les femmes, surtout, vivent dans le pays des hommes et doivent sans cesse lutter pour leur émancipation.
Après deux romans au style clinique et acéré, Leïla Slimani, dans cette grande fresque, fait revivre une époque et ses acteurs avec humanité, justesse, et un sens très subtil de la narration.

La plus précieuse des marchandises -Jean-Claude Grumberg (Hélène)

Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

Mardi 4 mai 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :

Réunion de sélection du programme de lecture 2026 – 2027

Mardi 1 juin 2026 16h00 → 17h30 heure de Paris :
Le secret de la reine soldat – Lorraine Kaltenback (Claire)
Marcel Proust, qui l’idolâtrait, l’avait baptisée la « reine soldat ». Luchino Visconti rêvait de la porter à l’écran. Reine déchue du royaume de Naples et des Deux Siciles, Marie-Sophie en Bavière s’est toujours dérobée aux historiens qui n’ont pressenti son secret qu’à demi.
Marie-Sophie était la plus romanesque des soeurs de Sissi. Aussi rebelle que l’illustre impératrice, elle fut autrement plus vivante, charnelle et intrépide. A vingt ans, elle subjuga l’Europe en abandonnant ses somptueuses crinolines pour traverser la Révolution italienne du Risorgimento. A trente ans, elle devint une figure du Paris de la Belle Epoque. Que cachait son attirance pour la Ville Lumière? La nostalgie de sa passion pour un zouave pontifical français, mais surtout Daisy, leur enfant, dont elle ne put jamais faire l’aveu public. Le pape, les rois de Bavière, de Naples et des Deux Siciles, avaient trop à perdre si ce scandale était divulgué.
Cette mère qu’on avait arrachée à l’attachement le plus sacré imposera son droit de renouer avec sa fille et se vengera par les armes de ceux qui l’avaient outragée. C’est ce que nous dévoile Lorraine Kaltenbach, dans le récit, riche en aventures, de son enquête pour retrouver sa cousine Daisy, la fille de la reine soldat et la nièce cachée de Sissi.
Note de l’éditeur
Ancienne « plume » de ministres, Lorraine Kaltenbach est l’auteure de Championnes (Arthaud), des Chibret, une saga auvergnate (JC Lattès) et de Filles à papa (Flammarion).

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